Hein?! C’est une rimée?!

Par Michel M. Albert

Ou, en fait, on peut placer dans la phrase ci-dessus n’importe quelle catégorie, ou nature, ou durée, ou quelconque nombre de joueur. Vous savez ce moment quand un joueur réalise qu’il n’écoutait pas très bien la lecture du carton de thème et qu’il est maintenant pris à dépourvu?

Ça peut être assez embarrassant, mais est-ce qu’on peut s’en sortir? Être pris à dépourvu est la nature même du jeu, la réponse est donc oui.

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Premièrement, il n’y a rien qui remplace bien écouter la lecture du thème. TOUTE la lecture du thème. On évite ainsi de partir sur des tangentes inutilisables (comme gaspiller du temps sur une idée qui se ferait bien… mais pas en mimée… mais pas en mixte… mais pas 6 par équipe…), et quand le finfin l’autre bord décide de chanter en libre, on réalisera qu’on n’est pas nécessairement assujetti à cette fausse catégorie. Un truc : La dernière chose que le joueur qui rentre devrait entendre au sifflet, ce sont les particularités du thème (comme quoi c’est une sans paroles, par exemple).

Mais disons que vous avez manqué un détail crucial et que vous vous retrouvez en mixte avec quelqu’un qui rime. Hm, est-ce qu’il s’agit vraiment d’une rimée? Et si oui, vous voilà paralysé. C’est ici que je vous dis qu’il est important d’être polyvalent. Si on se développe comme un spécialiste – la personne qui fait toutes les rimées, ou toutes les mimées, ou seulement des libres à ton humoristique – on se coupe les jambes du corps. On se retrouve sans habitude, sans confort, sans rien d’autre que l’envie de fuir ou de faire exprès pour massacrer la catégorie en espérant que le public trouve ça drôle quand même. Au pire, on gèle. On meurt sur scène.

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Le joueur qui dit oui à tout, qui essaie tout, qui ne sent pas le besoin d’être expert dans une catégorie, mais qui a pratiqué les bases de chacune suffisamment pour se débrouiller (c’est tout ce qu’on demande), n’y verra pas d’obstacle. Ainsi, si un joueur adverse décide de chanter en mixte (que ce soit la catégorie explicite ou non), rien de plus simple pour le joueur polyvalent de changer de mode rapidement, sans plus de préparation.

Oui, il y aura toujours des moment gênants où on parle normalement, en premier, et l’arbitre nous souffle que c’est une chantée! ou que le joueur adverse répond en rimes ou en bruitage. Il ne faut pas s’en faire. Le public trouve ça charmant et a beaucoup de sympathie pour le joueur à qui ça arrive. Il suffit de se reprendre rapidement et de ne pas se laisser déstabiliser par l’erreur.

Après tout, on ne joue pas de l’impro pour monter des sketchs préparés et confortablement pratiqués. On est toujours un peu (ou beaucoup!) déstabilisé. Ça fait partie du jeu. Quand on y pense, réaliser trop tard que l’on s’est trompé au niveau de la catégorie, c’est perdre tout au plus 30 secondes de préparation mentale. C’est tout. Et si on est honnête, c’est rien!

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