Le joueur actif

Par Elyse Hamel

L’arbitre s’avance. Le thème est annoncé. Le caucus commence. Ton coéquipier la veut. Fiou! 3 minutes de break qui s’annoncent. Vrai? Faux!

Le bon joueur d’improvisation ne prend pas de pause pendant le match. Son esprit est toujours aux aguets, toujours actif. Une fois les 20 ou 30 secondes du caucus finies, celui-ci continue dans la tête du joueur. Il analyse constamment l’impro en court et pense à ce qu’il pourrait y apporter.

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Parfois assis sur sa chaise, il y reste néanmoins au tout rebord, prêt à bondir tel un jaguar si l’histoire fait appel à lui. Jamais n’ose-t-il s’évacher et penser à autre chose. Il est à l’écoute, il est disponible, il est prêt à être efficace.

Le bon joueur d’improvisation sait saisir les opportunités parce qu’il est ouvert à jouer en tout temps. Contrairement au joueur passif, il ne s’impose pas de limites comme des catégories qu’il préfère ne pas jouer. Le bon joueur sait que s’il est ouvert aux idées, il pourrait aller contribuer au développement de l’improvisation, même dans une catégorie qui ne représente pas sa force.

Toutefois, le bon joueur d’improvisation sait également reconnaître quand l’histoire va bien et n’a pas besoin de lui. Comme il ne cherche pas une occasion à entrer, mais qu’il est plutôt en état d’analyse et de questionnement constant, il sait que parfois, une improvisation est plus efficace à deux joueurs. Mais il comprend également que cette dynamique pourrait changer à n’importe quel moment et reste donc investi jusqu’au dernier coup de sifflet.

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Que fait le bon joueur d’improvisation pendant la comparée de l’autre équipe? Il continue d’écouter attentivement ce qui se passe, car il sait que s’il décroche de l’action, le travail sera à recommencer. Pendant la comparée de l’autre équipe, il se pratique de façon interne. Il cherche les opportunités même s’il est paralysé par le format du match. Alternativement, il pense à sa propre improvisation à venir.

Le travail du bon joueur d’improvisation est intense, et il est exigeant. Celui-ci commence dans le réchauffement et ne se termine pas avant l’après-match. Quand on approche une joute d’improvisation, on se sépare de qui on est, de ce qui se passe dans notre vie, pour se placer au service du spectacle, et ce, à 100%.

Comment devient-on un bon joueur d’improvisation? Avec de la pratique, de la détermination, et un engagement à être au service du jeu. Et ça, c’est vrai pour tous les aspects de notre sp’art!

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