Pratiquer la chimie

Par Michel M. Albert

La chimie. Cette ineffable qualité partagée par certains joueurs, et parfois de pleines équipes, qui peut se résumer par le fait qu’ils et elles « jouent bien ensemble ». Est-ce inné, ou est-ce que ça se pratique?

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C’est évident que certains joueurs ont naturellement plus de chimie entre eux qu’avec d’autres, et la chimie offre plusieurs avantages :

– améliore l’écoute, comme si les joueurs étaient télépathiques et savaient toujours où l’autre s’en allait;

– réduit les frustrations qui peuvent survenir quand des joueurs se pilent sur les pieds, ont des malentendus, etc.;

– rend les caucus plus efficaces, allouant pour des idées plus complexes et créatives; et

– donne une confiance aux joueurs qui les libère et les amène à pousser leur impro plus loin.

Mais bien qu’une partie de la chimie vient, sans doute, de personnalités compatibles et complémentaires – certaines personnes s’entendent bien, d’autres pas du tout – une autre se pratique, ou du moins, se développe.

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Le truc est simple : Il s’agit de passer du temps ensemble.

Les activités non improvisatrices ont une incidence sur le développement d’une chimie entre co-équipiers. D’une part, se tenir ensemble crée une culture commune, de laquelle on peut puiser en caucus et sur la glace. « Tsé le film qu’on a vu l’autre soir? » Boom, on vient de sauter comme une minute d’explication. D’autre part, bien connaître le joueur avec qui on se retrouve sur la glace veut dire qu’on comprend son jeu, son type d’idées, ce qu’il aime faire… Et en revanche, il sait ce que toi tu aimerais comme appui. Il n’est pas rare de voir des équipes « chimiques » ne dire qu’un mot en caucus pour tout comprendre, ou de paraître comme s’ils ont des yeux derrière de la tête, parce qu’ils savent, instinctivement, ce que les autres font dans leur dos.

On n’a qu’à s’asseoir et jaser, dans le fond. D’impro, certes, mais de tout et de rien aussi. Et pour de meilleurs résultats, il faut pratiquer le oui-oui-dire en le faisant. Si quelqu’un dit quelque chose de ridicule, genre « on va tu dans un drive-thru? je mangerais de la fondue », les autres devraient faire semblant que cette proposition fait du sens et y ajouter, comme si c’était vrai, la fois qu’ils se sont ébouillantés avec une fondue sur leurs genoux dans un chemin cahoteux (mais ça valait la peine, parce que miam), et une discussion des mérites de différentes fondues disponibles dans les fast foods. Ainsi, les conversations prennent l’allure de caucus et d’improvisations. Quand viendra le temps de se retrouver dans l’arène, on sera surpris de combien mieux on comprend l’humour, le rythme, et l’écriture de notre joueur et ami.

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Une équipe qui se tient ensemble, travaille bien ensemble.

Oui, bien sûr, des conflits personnels peuvent tout de même survenir, et certains joueurs, même si liés d’amitié, ne seront jamais sur la même page (après tout, comme en chimie, certaines combinaisons sont soit explosives ou inertes), mais au grand minimum, pratiquer la chimie vous aidera à déceler avec qui vous avez de la chimie ou un manque important de chimie, ce qui vous aidera à choisir vos équipes et en qui avoir confiance avec vos idées plus difficiles à faire comprendre.

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