« Écrivez ce que vous connaissez », mais rendez-le intéressant!

Par Elyse Hamel

On a souvent entendu ce conseil donné aux écrivains, qu’on reconnaît peut-être plus sous sa forme anglaise de « Write what you know ». D’un certain point de vue, c’est logique, et les piliers de l’improvisation, la vérité et la culture, reprennent cette idée. Si on veut être authentique, il va sans dire que parler de ce qu’on connaît déjà risque d’avoir plus de succès.

Mais qu’arrive-t-il si ce qu’on connaît, c’est plate? Pensez-y… Si tout ce que vous faites de votre temps libre c’est jouer des jeux vidéo, ce n’est pas une activité très intéressante pour le public (ni pour votre blonde en passant, tenez-le-vous pour dit).

18527508_1441600055914454_4592876239956482127_oDe plus, si on se limite toujours à ce qu’on connaît, un autre problème survient, soit celui d’avoir des matchs répétitifs. On n’a qu’à penser à la fréquence avec laquelle on voit des chicanes de couple, des situations de famille, des environnements de bureau et de salle de classe par exemple. Si on ne s’aventure jamais plus loin que ce qu’on a déjà connu, on ne fait pas preuve d’imagination et le public va vite se lasser.

Comment résoudre ce paradoxe? D’un côté, on veut être authentique, et de l’autre, on veut aller plus loin que l’expérience directe de l’improvisateur pour garder le public intéressé. La solution est peut-être très simple. Et s’il était question de doser ces deux éléments? Et si on se concentrait sur mélanger l’authentique au farfelu? Par exemple, vous pouvez être dans une salle de classe ou un bureau, mais ceux-ci sont peuplés d’animaux de la ferme. Ou à l’inverse, vous pouvez vous situer dans une réalité alternative et surréaliste, mais vous adoptez un personnage réel qui a des réactions soi-disant « normales ».

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De cette façon, on marie l’imaginaire au vécu, et on surprend la foule tout en lui permettant de se reconnaître dans certaines situations. On évite également de reprendre sans cesse les mêmes histoires, puisqu’on se force à apporter un élément inusité à notre scénario. N’oublions pas que le spectacle d’improvisation en est un de variété. Et pour reprendre un autre dicton, « la variété est l’épice de la vie »!

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