C’est l’histoire d’un clown de classe qui voulait improviser…

Par Elyse Hamel

Ah, le phénomène du clown de classe. On l’a tous connu ce clown de classe. Dérangeant, hilarant, toujours une répartie ou un commentaire loufoque à dire pour avoir le dernier mot. En tant qu’enseignant, on essaie de ne pas rire, et on conseille à ce clown de classe de canaliser son énergie en faisant quoi? De l’improvisation, bien sûr!

Alors imaginez pour un instant que chaque clown de chaque classe s’est fait dire qu’il devrait faire de l’improvisation. Assoiffés d’un désir d’attention et d’approbation, ils se sont tous dirigés en trombe vers le local de l’activité, en se disant qu’enfin, leurs vrais talents en humour seraient reconnus. Aille! Les moniteurs sont-ils à plaindre ou à envier?

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En effet, on remarque souvent lorsque l’on donne des ateliers d’improvisation à un groupe qu’il semble y avoir plus de clowns de classe que la normale. Force est-il d’avouer que l’activité attire ce genre de profil. Alors comment peut-on gérer ce groupe qui semble d’emblée plus difficile et éreintant?

D’abord, faire usage de toute la patience que l’on possède peut être très utile. Il est important de se rappeler que ce qu’ils manquent en discipline, les participants « clowns » ont au moins à revendre en enthousiasme. Personnellement, j’aime bien rappeler à ceux-ci qu’il y a des moments pour être drôle (lors des exercices) et des moments pour écouter attentivement (lors des consignes et des retours sur le jeu). Surtout, valorisez l’énergie qu’ils apportent au groupe, tout en les invitant à la canaliser. Quoi que vous fassiez, évitez de vous mettre en opposition avec eux, en jouant le jeu de qui peut être le plus drôle pendant des explications. Ils sont experts dans la répartie et vous ne voulez pas les encourager dans cette voie. Ainsi, je recommande d’ignorer les commentaires ridicules qui sont faits au mauvais moment. Parfois, je me permets un regard découragé vers le participant fautif, un soupire, mais jamais je n’engage le combat.

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Quand je donne un atelier, je suis là pour partager une expertise, pour leur faire bénéficier de mes connaissances, et il peut être utile d’établir dès le début de la journée les « règles du jeu ». Comme dans l’impro-match, il y a des moments réservés à être drôles et des moments où il faut surtout se taire et écouter. Il ne faut pas oublier que l’improvisation est une discipline à maîtriser. Et dans discipline, il y a quand même le mot discipline!

Est-ce que les clowns de classes sont nocifs aux équipes d’improvisation? Au contraire, je crois qu’ils peuvent être très utiles, lorsque bien gérés. L’enseignant du départ avait raison, c’est un excellent moyen de faire un usage proactif d’un cerveau et d’une répartie bien aiguisés. Mais de grâce, chers clowns de classe, ne soyez pas insupportables avec ceux qui essaient de vous aider à rentabiliser vos talents!

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