L’impro et la technologie : la musique en continu

Par Martin Savoie

Dans cette série d’articles, je ferai une recherche des différents outils facilitateurs de l’improvisation disponibles sur la toile. Je tenterai de trouver les avantages, les désavantages ainsi que de trouver comment en optimiser l’utilisation dans le cadre de matchs amicaux, tournois et ligues d’improvisation.

Comme l’avait si bien dit Victor Hugo, la musique est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l’océan des nuées est à l’océan des ondes.

Quelques siècles plus tard, la musique fait toujours partie de nos mœurs. Impossible de passer une journée sans entendre une chanson ou avoir un ver d’oreille coincé dans la tête. Il était donc normal que cet élément de nos vies soit inclus d’une façon ou d’une autre dans le spectacle de l’improvisation.

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Par contre, les façons de se procurer de la musique au fil du temps ont bien changé. Juste au tournant des années 2000, les modes populaires ont varié : albums, téléchargement, puis ensuite est venu le moyen duquel nous discuterons aujourd’hui : les services de musique en continu style Spotify, Apple Musique, et Google Play, pour ne nommer que ceux-là.

Ces façons de consommer cette forme d’art viennent-elles poser un défi, ou représentent-elles plutôt une façon beaucoup plus simple de s’occuper du contenu musical lors des matches d’impro, tournois, etc.? C’est ce que nous tenterons de déterminer aujourd’hui.

Là où l’outil est bon…
La musique en continu offre une alternative intéressante aux médiums traditionnels, du fait que l’accès aux chansons est moins coûteux. Un album peut coûter à lui seul une dizaine de dollars, alors que l’on n’en veut qu’un extrait ou deux pour l’activité que l’on organise. Pour le même prix, on peut recevoir un abonnement mensuel qui donne accès à ces deux extraits, et même plus.

En parallèle à cela vient une certaine question d’éthique. Si l’on veut éviter de dépenser une fortune en chansons, l’autre moyen serait de se tourner vers le téléchargement illégal. Y aller vers ces moyens peut emmener son lot de questionnements moraux, disons-le comme ça.

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Si l’on compare, par exemple, à YouTube ou les sites de vidéos sur lesquels on pourrait retrouver ces chansons, les services de musique en continu offrent un certain gage de qualité sonore qui n’est pas une garantie lorsque l’on passe par d’autres médiums. Un lien YouTube peut s’avérer être une version audio médiocre, une version musicale, une reprise ou sinon, il peut y avoir plusieurs bruits de fond s’il s’agit du vidéoclip. En passant par le stream, on évite ces mauvaises surprises.

Là où ça se corse…
Je vais résumer les problèmes dans une catégorie que je vais appeler les deux “C” : connexion et cellulaire.

Connexion : Les tournois secondaires se passent essentiellement dans les écoles et, à moins d’avoir un enseignant comme organisateur, officiel, ou même entraîneur, les chances de pouvoir se connecter au réseau dépendent essentiellement de la vitesse à laquelle on peut se rendre à l’école et demander le mot de passe à la secrétaire. Si l’on n’a pas le temps…

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Cellulaire : Ceci peut être un problème. Règle générale, la plupart des sites d’écoute de musique en continu fonctionnent mieux dans leur version mobile, on s’entend. Et, si l’on a le problème mentionné plus haut, ça ne prend pas longtemps avant que ceux-ci ait épuisé notre batterie, nos données ou, tel Obélix au restaurant dans les 12 Travaux, tout dévorer avant d’en demander plus. Et c’est sans compter le fait que dans plusieurs écoles, la connexion cellulaire peut être hasardeuse dans les coins sans fenêtres, notamment l’auditorium.

Le verdict
Après avoir étalé les pours et les contres, on peut en conclure que la musique en continu est un excellent outil, tant que les conditions gagnantes à son utilisation soient bien établies. Sans une connexion Internet, on peut se ramasser avec une facture de cellulaire assez exorbitante, mais il s’agit d’un problème assez simple à palier, si l’on prend la peine de s’organiser de la bonne façon.

Sur ce, moi, je vous laisse, j’ai quelques cassettes à écouter… #OldSchool

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