Atelier de base : Placer sa voix

Par Elyse Hamel

La voix de l’improvisateur représente un de ses outils principaux, et représente pour lui, tout comme pour les chanteurs,  un « instrument » qu’il doit accorder, une mécanique qu’il doit réchauffer.

Pour les novices, ce concept peut sembler plutôt étranger. On ne se rend pas souvent compte qu’on peut travailler notre voix, et l’entraîner à jouer en notre faveur.

L’atelier suivant peut aider les débutants à prendre conscience du sentiment physique de projeter sa voix, et servir de réchauffement et d’aide-mémoire aux plus avancés.

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Instructions
On débute en demandant aux participants de se tenir sur la pointe des pieds. Ensuite, ils doivent commencer à chanter une chanson simple. Au départ, ils visualisent que leur voix est dans leur tête et qu’ils projettent celle-ci à partir de leur front. Graduellement, on descend légèrement de la pointe des pieds, pour être seulement un peu surélevé. En opérant le changement physique, on visualise que la voix provient maintenant de la gorge. On continue le processus, en suivant avec les épaules, la poitrine, le ventre, les hanches, et enfin les talons. Les participants finissent de chanter alors qu’ils se sentent cloués au sol et que leur voix sort du plus profond d’eux-mêmes.

Maintenant que les joueurs comprennent que la voix peut « tirer sa source » de différents endroits, on répète l’exercice en leur demandant de rendre leurs paroles plus fortes et plus claires sans toutefois crier. On peut les inviter à visualiser une personne au fond complètement d’une salle pour les aider à imaginer que leur voix se rend le plus loin possible.

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Pourquoi c’est utile
Bien que très simple, cet exercice peut s’avérer essentiel pour ceux qui commencent à faire de la scène. Il est important d’explorer les limites de son instrument pour mieux l’utiliser à son avantage. De plus, la pratique de s’ancrer dans son corps peut être utile pour régler les pieds fuyants et les corps qui gigotent chez les joueurs plus nerveux qui ne savent trop quoi faire de leurs membres.

On recommande donc de suivre la démarche décrite ci-haut en début d’atelier ou de pratique. Alors que les premières fois on peut étirer le processus, une fois que les participants on réalisé l’exercice quelques fois, un simple « Au clair de la lune » suffira à mettre le ton pour le reste de l’atelier.

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