Anti-leçons pour réussir en catégorie

Par Michel M. Albert

En direct du Monde à l’Envers, je suis de retour pour vous dire comment réussir les catégories (sauf la Libre, personne n’a besoin d’aide avec celle-là). Vous m’en donnerez des nouvelles !

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En dramatique, par exemple, parlez tout bas. C’est réaliste, premièrement ! C’est vrai que les gens baissent le ton quand ils ont tristes. Et puis, si les spectateurs se forcent et se concentrent pour entendre, l’allure peinée sur leurs visages donnera l’illusion qu’ils sont touchés, peut-être même fera leurs yeux larmoyer.

En rimée, de courtes rimes sont les meilleures, parce qu’on ne se perd pas dans la phrase. On entend les deux mots qui riment proche-à-proche, c’est clair. Un truc facile, ajouter à chacune de vos phrases normales un doux juron ou une insulte qui rime. Par exemple, « Vit, maudit ! » ou « Vit, espèce de wistiti ! ». La poésie, c’est pour auteur morts des centaines d’années passées voyons ! (Espèces de colon.)

En chantée, c’est très drôle quelqu’un qui chante super-mal, qui fausse par exprès, etc. C’est hilarant. Ouïe, ça fait mal juste y penser.

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En sans limites ni frontières, courrez derrière le public, faites l’action se passer partout partout partout, utilisez la salle en entier, simultanément. Si les spectateurs n’ont pas à tourner constamment la tête pour essayer de tout voir, c’est comme si on avait juste fait une libre un peu à gauche, non ?

Avec accessoire ? Non, c’est beau, ne changez rien. Continuez à faire ce que vous avez toujours fait.*

Dans l’à la manière de, c’est important qu’il y ait au moins un personnage « contemporain » qui n’obéit pas au « style » de l’auteur imposé. Pensez-y. C’est le contraste entre ce personnage et le reste qui fait le public comprendre la différence entre le normal et le style. C’est aussi une bonne façon de relever le fait que l’arbitre est prétentieux avec ses affaires. Le public sera de votre côté là-dessus.

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Les différentes mimées sont interchangeables. Une musicale n’est qu’une sans sons avec de la musique derrière (en fait, on peut parler dans celle-là, juste besoin de crier par-dessus la musique), et une sans paroles est une sans sons dans laquelle on a le droit de faire des erreurs et lâcher des petits bruits. D’une façon ou de l’autre, tant que tu fais des faces et courre d’un bord à l’autre, le public appréciera l’énergie. On ne comprend jamais les histoires anyway.

L’humoristique et la poursuite, ce sont des libres.

Mais le meilleur conseil que l’on peut donner, c’est de rester sur le banc pendant une catégorie. Toutes les équipes ont cette personne-là qui est bonne en catégorie, ce serait fou de lui voler son temps de glace et de se brûler à essayer de forcer des muscles qui, chez nous, sont atrophiés de toute façon. Sit back, enjoy le show, pis surtout va pas faire un fou de toi-même en rentrant dans une rimée. (Sauf la sans limites ni frontières et la musicale, là je pense que tout le monde devrait rentrer en même temps.)

De toute façon, c’est juste 35% des impros.

*Non ben, c’est pas comme si fallait je ramène l’accessoire à la personne de qui je l’ai emprunté.

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