Atelier de base : Marier deux idées

Par Elyse Hamel

Le blogue trouve important d’offrir des ateliers de base que l’on donne habituellement aux improvisateurs comme ressource aux nouveaux entraîneurs et pédagogues de l’impro. Pour le lecteur plus expérimenté, nous analyserons chaque atelier afin d’identifier quels atouts sont développés par son entremise.

Marier deux idées

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Instructions

On débute avec tout le monde en cercle et on demande à deux joueurs de se mettre au milieu avec un joueur qui fait dos à l’autre. Celui-ci prépare une phrase simple dans sa tête. Celle-ci peut être n’importe quoi (Exemples : « As-tu vu mes patates? »,  « J’ai des émotions dans mon cœur »). Le deuxième joueur, lui, commence à mimer une action, peu importe laquelle, selon son inspiration. Lorsque ce dernier est prêt, l’animateur indique au premier joueur de se retourner et de dire sa phrase.

Évidemment, la situation qui s’en suit n’est pas nécessairement logique en soi. On demande donc au groupe de suggérer des explications de pourquoi ces deux personnages sont dans cette situation en train de se dire ce qu’ils se disent.

Par exemple : Un joueur mime qu’il saute à la corde, alors que l’autre lui annonce « J’aime les fleurs ». Une explication possible qui pourrait faire avancer le sketch, c’est que le premier joueur est en train de piétiner les fleurs en sautant à la corde. L’important, c’est d’arriver à intégrer les deux actions dans une situation.

Variante

Une fois que le groupe a fait quelques scénarios en cercle, on peut diviser le groupe deux par deux pour répéter l’exercice en petit groupe. Cette fois, au lieu d’interrompre l’action pour s’interroger sur son explication, on demande aux joueurs de continuer le sketch pour au moins 15-30 secondes et montrer le mariage des deux idées.

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Pourquoi c’est utile

Cet exercice nous fait travailler un muscle qui est nécessaire à deux habiletés cruciales en improvisation : la capacité d’analyser les situations en cours et celle de donner sens au non-sens. En essayant de rendre une situation loufoque logique, on est porté à se poser des questions, par exemple, « Qui sont ces personnages? », « Pourquoi se retrouvent-ils ensemble dans cette situation ? », « Qu’est-ce qui les motive? ». On cerne les éléments importants qui font qu’une histoire fonctionne.

Le plus on travaille cette capacité de réflexion, le plus elle devient intrinsèque. Éventuellement, on n’a pas besoin de se demander qu’est-ce qui rend l’histoire d’une improvisation logique, parce qu’on apprend à intégrer les éléments de réponses à notre subconscient.

Cet atelier est également une excellente façon de pratiquer les amorces, c’est-à-dire les débuts d’improvisation. On peut facilement démontrer ainsi qu’un caucus n’est pas nécessaire pour créer une situation intéressante et un conflit entre deux personnages, surtout en mixte.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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