De joueur à entraîneur : Passer du chaud au froid

Par Olivier Rioux

À la fin de leur carrière d’improvisateurs au niveau secondaire, bien des joueurs se réinventent. La même chose est vraie après une carrière universitaire. Beaucoup deviennent des joueurs au niveau universitaire, civil, etc., mais ils deviennent aussi des arbitres, des juges de salles, des DJ, etc. De ces joueurs réinventés, certains deviennent entraîneurs.

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C’est un trajet qui est différent si nous le comparons avec celui de devenir officiel. Ceux qui empruntent ce dernier ne font plus partie du jeu en tant que tel, mais deviennent maîtres du jeu et de l’arène, sont encore sur scène, alors que les entraîneurs ne sont pas sur scène mais font toujours partie de ceux qui sont assujettis aux règlements et au jugement des officiels.

J’explique le titre de l’article : Selon moi, lorsque l’on est joueur, on est dans le spectacle d’l’improvisation, le « chaud » si vous voulez. Le « chaud » c’est le show (haha, je viens de me donner une tape sur l’épaule), c’est vraiment se donner corps et âme à la partie, au spectacle.  C’est travailler avec son équipe et l’autre équipe pour offrir les meilleures improvisations. La plupart du temps, le joueur sera en train de gérer ce qui l’entoure dans l’impro, c’est-à-dire, les éléments de spectacle comme tels.

De l’autre côté, lorsque j’entraîne, je me sens plus du côté froid. Pourquoi ? Parce que je ne joue pas les improvisations, je n’interagis pas avec le public, l’arbitre, l’autre équipe, etc. Les entraîneurs sont aussi des personnages, ils participent à la partie, mais ils ne sont pas autant dans le spotlight que les joueurs et les officiels. Ils font un autre travail, ils font beaucoup plus de gestion d’équipe que de spectacle. Ils s’assurent que leurs joueurs vont bien, que les petites choses techniques sont respectées par leurs joueurs.

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Lorsque l’on est joueur, on cherche à trouver son style de jeu, son personnage de scène, qui l’on est en tant qu’improvisateur. On cherche à se tailler une place dans son équipe et toujours se dépasser. Lorsque l’on est entraîneur, on aide ses joueurs à s’accomplir, on essaye de trouver leurs forces et leurs faiblesses dans le but de les faire atteindre leur plein potentiel. On crée l’équipe au lieu de faire partie de ce qui est créé.

Une chose très intéressante, c’est qu’en devenant entraîneur, on n’a pas le choix de sortir de sa zone de confort. Comment apprendre à ses joueurs comment faire une bonne sans paroles si, soi-même, on n’est pas capable d’en faire ? En devenant entraîneur, on développe un point de vue très différent de l’improvisation, on capte plus facilement les subtilités, mais aussi les erreurs commises pendant une improvisation.

Bref, passer du joueur à entraîneur est un très gros changement, mais un changement positif qui permet de découvrir une nouvelle facette de l’improvisation et d’aussi grandir en tant que joueur.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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