Analyser pour comprendre, ou l’importance de penser à ses improvisations

Par Elyse Hamel

Pour certains, l’acte d’improviser prend sa source dans les réflexes. On n’a pas nécessairement le temps de réfléchir à ce qu’on fait, on doit juste le faire. Mais même si les réflexes sont la source initiale (pour ne pas dire « facile ») de nos performances en improvisation, il serait erroné de croire qu’il est impossible de travailler ses réflexe et de les reprogrammer, si on veut.

Comment faire pour améliorer ses réflexes? Bien que ceux-ci soient à la base ancrés dans l’inconscient, c’est en passant par la conscience et la réflexion qu’on peut les influencer. En effet, pour changer ses habitudes, il faut d’abord en prendre conscience et les comprendre.

10358861_635912616483206_7910205505660825926_n

L’analyse en improvisation est un outil précieux pour accomplir cette tâche. Lorsqu’on fait un sketch, il est non seulement important de le vivre et de s’imprégner subconsciemment de sa nature, mais également de savoir le regarder d’un œil critique, de l’analyser et de cerner sa logique. Ainsi, il faut non seulement faire, mais également comprendre.

Qu’est-ce qui motive notre personnage? Pourquoi la rencontre avec l’autre est-elle intéressante? Qu’ont ces personnages en commun? Qu’est-ce qui les séparent? Dans quel contexte est-ce que leur interaction est logique? Dans quel univers évoluent-ils? Vont-ils changer pendant l’improvisation, vivre une transformation? Les questions qui se posent sont presque infinies et ont été le sujet de nombreux articles sur ce blogue.

Mais POURQUOI doit-on se poser ses questions? Pourquoi est-il important de comprendre? Et comment s’y prend-on?

964658_460077317400071_1727148244_o

Pour commencer, on développe l’esprit critique après la chose faite. Suite à une improvisation ou un sketch, on prend une pause, on prend le temps de s’interroger sur la logique du scénario qui a été exploré. À force de faire cet exercice, les réponses nous viennent plus rapidement, l’esprit critique se développe, et, petit à petit, les réalisations qu’on a faites au fil des interrogations post-tableau s’imprègnent dans notre cerveau et finalement, informeront nos réflexes.

S’améliorer en improvisation ce n’est pas juste de savoir être bon. C’est également savoir pourquoi on est bon.

Vous voulez en savoir plus sur la pensée critique en improvisation? Surveillez ce blogue – nous vous proposerons bientôt une fiche d’atelier pour mieux la développer.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s