Jouer au Québec quand tu viens du Nouveau-Brunswick : La LIT

Par Michael Plourde

En 2012, je tombe face à face avec un vieil ami Mathieu Akerley, ancien joueur secondaire à St-Léonard, la LILOMA et la LICUM. Il me mentionne que son père tente de créer une ligue d’improvisation dans la région de Cabano et Notre-Dame-du-Lac, maintenant connu sous un seul nom Témiscouata-sur-le-Lac, une ville à une quarantaine de kilomètres d’Edmundston. Il m’a proposé de venir jouer avec lui.

Le circuit d’improvisation au Nouveau-Brunswick est très petit lorsqu’on le compare à celui au Québec. Notre plus petite population francophone permet une meilleure communication avec les écoles et une structure que toutes les écoles peuvent suivre. Celui au Québec est très grand et c’est presque impossible de s’accorder sur un même modèle. Le résultat est une structure qui varie d’une région à une autre.

LIT-avecakerley

C’est avec ces réserves que j’ai décliné l’offre de Mathieu. Je ne voulais pas vraiment me mettre dans une situation où j’aurais à apprendre le style québécois, que j’imaginais plus basé sur la culture québécoise, le théâtre et un français qui n’est pas le mien. Ici au Nouveau-Brunswick, notre style utilise évidemment plus la culture acadienne et une langue issue du bilinguisme. Mathieu a refusé mon « non » ; il a insisté et j’ai décidé d’aller faire un tour pour lui faire plaisir.

Le père de Mathieu qui se prénomme Roger voulait présenter des matches pour mousser l’intérêt pour une ligue civile dans la région. Outre Mathieu, je ne connaissais aucun joueur, d’évidence des personnes avec et sans expérience dans le milieu de l’improvisation. Comme je ne me suis jamais senti intimidé dans cette discipline, j’ai fait preuve de la même mentalité en me disant que si mon style ne fonctionnait pas dans cette ligue, au moins j’aurais eu essayé.

Les joueurs présents avaient des cheminements différents. Il y avait des improvisateurs provenant du secondaire, du postsecondaire et d’autres avec peu d’expérience sauf probablement en théâtre. Malgré le niveau d’expérience variable, on s’entraide. Il revient aux joueurs d’expérience de montrer l’exemple avec des impros propres, intelligentes et qui évitent le cabotinage et les farces faciles (si vous savez ce que je veux dire).

Mon premier match dans cette région a bien été et j’ai même mérité une étoile. Après quelques matches pour tâter le terrain, Roger va de l’avant avec une Ligue qu’il nomme la Ligue d’Improvisation Témiscouataine ou la LIT. La première saison officielle débute en février 2013, et je décide de faire partie de cette ligue.

LIT

Me voilà à ma 4e saison dans la LIT et beaucoup de nous sommes là depuis ses débuts. Comme c’est mon cas, il y a des joueurs qui font le voyage, comme Marco Purcell de Saint-Pascal, un joueur qui a des valeurs similaires à moi. Il rappelle toujours aux joueurs d’écouter et de ne rien refuser, des choses que je prends également à cœur. Il y a Kate Monosiet de Degelis, avec qui j’adore jouer car elle généreuse et a le sens de l’écoute. Mathieu Akerley et moi nous connaissons depuis assez longtemps pour se permettre de jouer un style physique sans même hésiter à savoir si nous allons trop loin avec nos corps. Catherine Lamarre, originaire de Montréal mais demeurant maintenant à Auclair, qui utilise ses expériences de vie dans ses impros. Même Albert Roy, le père de la Gougoune Dorée qui demeure maintenant dans le Témiscouata, fait partie de cette ligue. J’aime aussi le fait que tout le monde a le même but et c’est de présenter un bon spectacle. On tente de s’encourager pour maintenir cette qualité. Nous partageons le jeu avec tout le monde et tous les joueurs sont importants à la ligue. Rappelez-vous que la polyvalence est très importante dans une ligue d’improvisation et c’est le cas avec la LIT.

Après quatre saisons la qualité du spectacle est meilleure que jamais. Une des choses que j’aimerais voir est plus de participants du Nouveau-Brunswick. Donc avis aux joueurs et spectateurs du Nord-Ouest de tout âge, où ceux qui sont de passage chez nous : Venez faire un tour voir la LIT. Qui sait? Vous auriez peut être la chance d’y participer. Et si vous avez besoin d’un lift j’ai toujours de la place dans mon SUV.

Les matches de la LIT sont présentés à tous les deux vendredis de février à juin au Beaulieu Culturel, 2448 rue Commerciale Sud à Témiscouata-sur-le-Lac, PQ.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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