Ateliers de base : Mimer sa routine

Par Michel M. Albert

Le blogue trouve important d’offrir des ateliers de base que l’on donne habituellement aux improvisateurs comme ressource aux nouveaux entraîneurs et pédagogues de l’impro. Pour le lecteur plus expérimenté, nous analyserons chaque atelier afin d’identifier quels atouts sont développés par son entremise.

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Atelier
Instructions

Pour pratiquer la catégorie sans sons et le mime en général, chaque participant se fait attribuer une tâche de tous les jours à mimer. Par exemple, préparer un bain, cuire du spaghetti, la toilette du matin (homme ou femme). Cette tâche doit en être une que la personne fait habituellement. L’action est ensuite mimée, en temps réel, sans essayer de construire une histoire ou de faire des blagues. Pour bien réussir, on doit essentiellement reproduire les actions qu’on ferait normalement, jusqu’au moindre détail.

Les autres participants sont ensuite invités à commenter, à mentionner les choses qu’ils font pareil ou différemment, etc.

À noter qu’il est possible de donner cet exercice comme devoir en attribuant une routine à la pratique précédente, en invitant les participants à faire attention et prendre des notes mentales quand ils feront leurs routines à la maison jusqu’au prochain atelier.

Variantes
Pour pratiquer la catégorie sans paroles et le bruitage en général, on peut demander au participant de refaire ses actions une seconde fois, mais d’y ajouter les sons qui leur sont pertinents – l’eau qui bouille, le séchoir à cheveux, etc.

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Pourquoi c’est utile
Un mime exacte et précis n’est pas seulement utile en sans sons et en sans paroles où, oui, il faut être clair pour faire comprendre notre histoire au public et aux autres joueurs. Il est, en fait, utile dans des improvisations de toutes sortes, car un élément de mime (actions, interactions avec objets et lieux invisibles) existe dans la vaste majorité des scénarios.

Les participants comprendront que non seulement un mime efficace et détaillé aide à rendre les improvisations plus intéressantes, mais que même une routine quotidienne à elle seule peut être une impro engageante, un portrait de la vie réelle bien observé est tout aussi viable comme sujet qu’un récit.

Et philosophiquement
Dans l’optique ou l’improvisateur devrait offrir de la variété à son public, le participant sera encouragé à réaliser que plus il a d’expériences, plus il aura quelque chose à amener dans son spectacle. Donc, si un joueur n’a jamais fait la vaisselle, il vaut la peine qu’il s’essaie si seulement pour en gagner l’expérience (et sa famille le remerciera). Même chose avec étaler un piquenique, peindre une nature morte, cueillir des pommes, traire une vache, si vous en avez la chance!

L’improvisateur en devenir ne devrait se refuser aucune expérience légale et sécuritaire, et une fois avoir accepté l’invitation, se doit de porter attention, de se rappeler des détails, et de les utiliser en impro. Son spectacle s’en verra enrichi.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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