Ateliers de base : La rimée en trois étapes

Par Michel M. Albert

Le blogue trouve important d’offrir des ateliers de base que l’on donne habituellement aux improvisateurs comme ressource aux nouveaux entraîneurs et pédagogues de l’impro. Pour le lecteur plus expérimenté, nous analyserons chaque atelier afin d’identifier quels atouts sont développés par son entremise.

Atelier

Instructions
Le présent atelier déconstruit la catégorie rimée pour la démystifier et donner aux participants les outils nécessaires à sa réussite.

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Mot par mot : Dans un premier temps, chaque participant se fait donner une terminaison avec laquelle il doit rimer plusieurs fois (5 à 7 si possible). Par exemple, un participant devra penser à 5-7 mots qui riment avec –âtre, le prochain des mots qui riment avec –isse, ensuite avec –ème, et ainsi de suite. (Laissez de côté les sons trop faciles comme –é, –a, etc. pour cet exercice, mais rappelez aux joueurs qu’ils sont très utiles en impro et acceptables pour les étapes à suivre.)

Strophe par strophe : En faisant le tour du groupe, chaque participant offre deux phrases qui riment entre elles pour raconter une histoire complète sous un thème donné par le formateur. La même terminaison n’est pas utilisée pour tout le groupe, et bien que les « rimes faciles » sont permises, il faut encourager les participants à se démarquer aves des rimes difficiles. Après un tour ou deux, selon la taille du groupe, l’histoire devrait se terminer. Le formateur est invité à corriger des tics qui préviennent la rime à cette étape (ex. : certains joueurs ne peuvent s’empêcher de dire « tsé » ou « là » à la fin de leurs phrases, ce qui tue leur rime).

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Et enfin : Les participants ainsi réchauffés, on fait de pleines improvisations rimées. En pratique, on remarquera que plus on entend de rime dans son entourage, plus c’est facile de rimer.

Pourquoi c’est utile
Vous voulez maîtriser cette catégorie qui fait peur, n’est-ce pas? L’atelier est construit pour rendre les participants à l’aise avec la rime, en n’augmentant la difficulté que progressivement, tout en donnant, dans la première étape, une banque de rimes « spectaculaires » sur lesquelles les joueurs peuvent s’appuyer dans l’avenir. À travers l’exercice, les joueurs gagnent de la confiance qui saura éventuellement vaincre la peur de cette catégorie pas-si-difficile-que-ça-finalement.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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