Se rendre à des événements d’impro des fois… ouf!

Par Michael « Bauble » Plourde

Étant un témoignage datant du mois de janvier 1998, expliquant pourquoi deux joueurs d’Edmundston, Eric « Boum-Boum » Morneault et Michael « Bauble » Plourde, n’ont pu se rendre à l’improvisathon annuel de la Ligue d’improvisation du Centre universitaire de Moncton, des excuses originalement publiées dans le 6e numéro de la revue Improv Memories.

Le vendredi 9 janvier. Edmundston. Le jour avant l’improvisathon.

18h45 : Moi et Boum trouvent qu’il fait mauditement mauvais.

18h50 : Boum téléphone Réjean Claveau, alors coordonateur de la Licum, qui nous dit que les routes ne sont pas si pires. Nous décidons de prendre nos chances.

19h00 : Nous décollons. Par contre, nous devons enlever un pied de glace sur ma voiture.

19h15 : Boum utilise son car phone pour téléphoner notre autre coloc Kevin pour lui dire que tout va bien, et qu’on ne va pas plus vite que 60 km/h.

20h10 : Nous ne sommes même pas rendus à Grand-Sault (qui est à 40 minutes d’Edmundston) quand je dis à Boum que je ne vois rien et que je vire de bord. Boum m’encourage à faire le voyage et que c’est de ma faute, car je n’ai pas de bons parebrises. Je lui fais comprendre qu’au rythme que nous allons, ça allait prendre huit heures se rendre à Moncton. C’est décidé que nous allons arrêter à Grand-Sault manger et ensuite revenir chez nous. Boum me trouve plate.

20h25 : On rentre à Grand-Sault et je constante que mon auto a de la misère à avancer. Boum me dit que c’est trop humide. Mon auto cesse de fonctionner dans le stationnement du Burger King, et un Boum frustré me dit : « Voyons Bauble, arrête de chiâler! On va manger pis après ça il va être correct! » Je ne suis pas d’accord, car j’ai déjà eu des citrons dans le passé. Je le sais que le grément voudra pas starter.

improvisathoncar

20h30-21h10 : Nous mangeons un Burger King combo (chaque). Je suis en maudit après mon char. Boum me trouve tanant et voudrait me battre. Il est pas sérieux, là.

21h15 : Je l’essaye et il ne starte pas. Nous allons au dépanneur du coin.

21h15-23h30 : La caissière, moi et Boum essayons désespérément de trouver quelqu’un qui puisse nous aider. Chaque place que nous appelons nous dit soit qu’ils sont chez eux déjà couchés, qu’ils ont un towing mais ne connaissent rien dans la mécanique (un bon combo), ou qu’ils sont partis en motoneige. Chaque personne qui entre dans le dépanneur nous donne des noms. Nous appelons le plus populaire et sa blonde nous dit qu’il est couché pis qu’il dort. Ce maudit nom là nous est assez répété par tout le monde que j’ai envie de leur dire : « Whoa, j’vais te dire tusuite, Stephen est couché pis il dort. » Pendant ce temps, la caissière me demande si je joue de l’impro, car elle avait joué avec moi à Dalhousie. Le monde est p’tit! Finalement, quelqu’un décide de venir. Boum me dit de me fermer la gueule.

23h45 : La personne qui a accepté de venir nous aider arrive et dit qu’il va juste vérifier ça demain. Boum prend le cellulaire et appelle notre coloc Kevin pour qu’il vienne nous chercher avec l’auto à Boum. Mais avant de parler à Kevin, il avait d’abord essayé un ami de Kevin appelé Jamy qui nous a répondu : « Ah, je viens de me coucher. » (Qu’est-ce que tu fais chez nous, d’abord?!) Boum savait qu’il y avait des chances que son char lâche aussi. Il commence à être très frustré et me dis de fermer ma gueule.

23h45-1h30 : Toujours pas de nouvelles de Kevin, et Boum est convaincu qu’il a pris le champ. Je téléphone et il n’y a personne chez nous. C’est un peu inquiétant. Boum prend un break pour me fermer la gueule. Le gérant du Burger King, que je connaissais personnellement, offre de téléphoner divers hôtels. Sur les trois de la ville, seulement un est ouvert, à 70$ la soirée. Il appelle un taxi qui nous offre un lift jusqu’à Edmundston pour 50$. Boum commence à être en beau maudit.

improvisathonweather

2h00 : Juste avant de partir en taxi, je téléphone une dernière fois chez nous. Kevin vient d’arriver et le char à Boum a effectivement lâché, à St-Léonard, et il a dû appeler un remorqueur qui lui a fait ça pour 100$!!! Je donne la nouvelle à Boum. Il est en maudit. Je lui dis de se fermer la gueule. Le taxi arrive.

2h00-2h50 : La ride à Edmundston. Le chauffeur de taxi dit qu’il travaille toujours de 9h le matin à 4h du matin. Il nous confie toutes ses tragédies personnelles, pis je lui dis « Écoute pépére, ferme ta gueule pis rend nous juste à Edmundston sinon tu vas en avoir une autre sur les bras! » (Ok, j’ai pas dit ça, mais j’avais envie.)

2h55 : Arrivée. Coucher.

11h10 : Je téléphone le garage qui dit que ça va me couter 94$ pour la réparation. Rajoutez le taxi de 50$ et 8$ pour le gaz de mon ami Yvan qui été assez fin pour me prêter son auto pour que je retourne à Grand-Sault. La soirée m’a couté 150$, pis j’ai même pas pu jouer d’impro! Pis a couté 500$ à Boum! (Y’est pu parlable depuis.)

Avez-vous des histoires d’horreur à voyager les routes du Nouveau-Brunswick ou Canada pour vous rendre à des événements d’improvisation? On veut les entendre!

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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