Improvisation NB simplifie les « à la manière de » aux tournois secondaires officiels

Par Michel M. Albert

À la formation annuelle des officiels d’Improvisation NB qui se déroulait samedi dernier, ImproNB dévoilait une nouvelle annexe au document de règlements utilisés à ses tournois officiels. Dorénavant, en plus des « à la manière de » propres à chaque tournoi, des options plus générales – des genres au complet comme western, roman savon, etc. – seront aussi possibles et pourraient figurer aux matchs sans plus d’avertissement.

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Ce changement est une réaction à la rétroaction très légitime reçue suite – surtout – aux derniers tournois de qualification. Dans un tournoi d’une telle ampleur, chaque catégorie survient plus souvent, et vu que chaque « à la manière de » ne peut survenir qu’une seule fois, les équipes se retrouvaient à devoir pratiquer une demi-douzaine d’auteurs/styles tout en sachant qu’elles ne feraient face qu’à une seule des possibilités décrites. C’est trop demander. Soit les équipes passaient beaucoup de temps de pratique pour des « au cas où », soit elles négligeaient cet aspect et handicapaient leur habileté de réussir la catégorie au tournoi.

Les « à la manière de » dites « recherchées » ne disparaissent pas, mais avec des « à la manière de » plus génériques dans la liste, le fardeau est de beaucoup allégé, autant pour les équipes que pour les arbitres qui doivent, après tout, faire cette recherche au préalable. DONC ! À quoi ça ressemble en termes de règlements ?

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Dans plusieurs des cas, les improvisateurs peuvent donner le ton qu’ils veulent au genre donné. Par exemple, il y a des westerns qui sont dramatiques, d’autres qui sont comiques. À la manière d’un western n’impose donc pas un ton. L’arbitre peut cependant décider de spécifier un ton à l’intérieur de chacun de ces genres. Par exemple, il ou elle pourra demander à la manière d’une comédie western, ou d’un film de guerre (inclus dans les Films d’action), etc. Les genres acceptés sont :

  • Bande dessinée : Américaine (super-héros), Européenne, Manga… Les équipes sont encouragées à faire ressortir l’élément bande dessinée (dessins sur papier, texte dans des bulles) de l’improvisation.
  • Comédie musicale : La mixture de parler et de chanter, et la possibilité de numéros de danse.
  • Dessin animé : Productions de tous pays confondus, dont les « anime » japonais.
  • Documentaire : Inclus les biographies et autobiographies (dans ce dernier cas, on veut voir quelque chose de vrai dans la vie des joueurs).
  • Émissions… de téléréalité, jeux télévisés, pour enfant, comédies de situation, info-publicité, bulletin de nouvelles…
  • Film d’action : De tous genres, tels que les films de guerre, d’espions ou même de superhéros. L’action et la violence sont le focus premier de l’improvisation.
  • Horreur : Que l’on parle du Gothique (vampires, châteaux hantés, etc.), des films de type « slasher », ou de l’horreur plus psychologique, l’impro mise sur la peur et le suspense, mais peut tout de même adopter un ton plus humoristique tout en utilisant les monstres et situations propres à l’horreur.
  • Parodie : L’arbitre propose une improvisation qui parodie un œuvre, auteur, cinéaste, mouvement, etc. Les joueurs doivent donc ressortir les éléments clés et en faire une parodie. Cette improvisation se veut exagérée, ridicule et clichée.
  • Récit fantastique : Un élément magique doit exister, voire même un monde complet issu du fantastique. Exemples connus : Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter.
  • Récit policier : Histoires de détectives, procédures policières, suspense, Film Noir… On mise sur le crime et ses conséquences.
  • Roman-savon : Communément appelé « soap opera », du mélodrame qui joue sur les amours des personnages. On y retrouvera aussi les comédies romantiques et les romans d’eau de rose comme la série Harlequin.
  • Science-fiction : Un élément scientifique avancé au-delà de nos moyens doit exister. Inclus le science-savon (« space opera »), ces épopées sur des vaisseaux spatiaux, des extra-terrestres, etc., mais aussi le cyberpunk, le voyage dans le temps, etc.
  • Stand-up : À la manière d’un.e humoriste, devant un public, avec un micro.
  • Théâtre communautaire : Plus ou moins parodique, ici on voudra surtout voir du théâtre fait avec un minimum d’argent et de talent. L’arbitre pourrait aussi demander Télévision communautaire, dans le même sens.
  • Western : Des histoires de cowboys dans l’Ouest Nord-Américain, et tous les détails qui leur sont propres.

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Remarquez qu’il faut quand même prendre la catégorie au sérieux et faire sentir au public que ce n’est définitivement pas une libre. Et bien que ces styles soient plus généraux, ils offrent une belle porte d’entrée aux styles plus sophistiqués. Si on peut réussir récit fantastique, par exemple, on commence avec une longueur d’avance quand l’arbitre demande pour du Tolkien ; si on comprend le mélodrame, on est mieux armé pour s’attaquer à Hugo ou Dickens ; et ainsi de suite.

Qu’en pensez-vous ?

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