Ateliers de base : Le tableau (ou la fresque)

Par Michel M. Albert

Le blogue trouve important d’offrir des ateliers de base que l’on donne habituellement aux improvisateurs comme ressource aux nouveaux entraîneurs et pédagogues de l’impro. Pour le lecteur plus expérimenté, nous analyserons chaque atelier afin d’identifier quels atouts sont développés par son entremise.

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Atelier

Instructions
Dans cet atelier de base, particulièrement utile pour faire participer de grands groupes, le formateur nomme un LIEU (ex. : l’hôpital, la ferme, la plage), ce qui peut aussi être un TEMPS (le Moyen Age, le Far West, etc.). Tour à tour, les participants s’avancent et prennent place sur la « scène » pour représenter quelqu’un ou quelque chose qu’on verrait dans ce lieu (donc dans l’hôpital, des médecins, techniciens, patients, etc.). Chaque participant se place plus ou moins sur une ligne droite comme si on regardait un tableau ou une fresque sur lequel ou laquelle est peint le lieu. Il peut dire une réplique ou faire un geste qui rend clair ce qu’il fait puis, il fige sur place. Quand tout le monde fait partie du tableau, on retourne s’asseoir et on recommence avec un autre lieu.

Il est parfaitement acceptable de faire une entrée à plusieurs participants à la fois (par exemple, un participant incarne un médecin qui tâte le pouls d’un autre qui éprouve un malaise au cœur). Il serait bien de rappeler aux participants de ne pas figer dans des positions trop difficiles à garder pour la durée de l’exercice (pour leur propre confort).

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Variantes
Pour des joueurs plus avancés, on peut animer le tableau une fois qu’il est complété. Le formateur nomme les éléments qui seront moteurs et ils commencent à improviser avec le reste des éléments comme décor, en sourdine, avec la possibilité d’interagir avec les moteurs. Comme un chef d’orchestre, le formateur peut animer d’autres moteurs alors que ces premiers deviennent décor. Le même exercice se fait sans l’intervention du formateur, et le groupe doit alors s’autogérer. Par l’écoute et le sens de la construction, les participants devront eux-mêmes décider qui sont les moteurs et comment changer le focus de l’improvisation de moteur à moteur sans créer de la confusion.

Pourquoi c’est utile
La capacité d’imaginer des lieux et bien les meubler est une composante importante du travail de caucus, autant avant l’impro, quand on décide de sa prémisse, que tout au long de l’improvisation, quand on reste disponible pour alimenter les moteurs qui perdent de la vapeur après un certain temps. Les joueurs doivent constamment se demander où nous sommes, et quelles contributions sont pertinentes à ce lieu/temps. À l’inverse, quand une improvisation n’a pas un bon sens du LIEU, elle sera jouée dans un néant, un nulle part qui n’est pas très satisfaisant et qui ne donne rien en termes d’alimentation de l’impro. Si le joueur visualise le lieu où se déroule son impro, il a accès à une foule de détails qui peuvent rajouter à l’histoire, où l’on peut aller puiser quand on cherche une intrigue ou une solution, et qui inspire les rôles de soutien.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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