Le véritable traître dans votre équipe!

Par Isabelle Godin

La route est derrière vous. Vous êtes enfin arrivés au tournoi pour lequel vous vous êtes préparés durant des mois. Votre équipe entière est fébrile et vous êtes excités à l’idée de jouer votre premier match. C’est à ce moment que vous le remarquez. Un traître a pris sa place parmi vous. Il passait inaperçu jusqu’à maintenant, mais, plus le temps avance dans la fin de semaine, plus sa présence se fait sentir au point de devenir tellement lourde qu’elle nuit à votre performance. Il dévoile enfin son véritable visage. Un félon, un trompeur, un Judas… Appelez-le comme vous le voudrez! Il est le premier à vous laisser tomber, à déserter votre équipe, souvent sous l’influence d’autres membres malicieux. Ce traître, nous le connaissons tous et nous en avons tous déjà été victime : c’est notre corps!

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Il prend souvent comme acolyte le stress. Les effets de ce dernier sur notre corps sont quasi-immédiats, mais peuvent varier selon la personne. Perte d’appétit, tremblement, sueurs froides, insomnie, attitude négative, difficulté à organiser ses idées, etc. Votre corps réagira de toutes sortes de façon dû à la mauvaise influence de son collègue et si vous ne pouvez le convaincre de se séparer de ce partenariat malsain, vous risquez de perdre le contrôle. Le stress, dans le fond, c’est le bum qui a pris toutes les pires décisions possibles dans sa vie, et contre qui votre mère vous a mis en garde. Gardez vos distances et votre corps vous en remerciera!

Une autre « amie » qui tentera de contrôler votre corps et le diriger dans de mauvaises directions, c’est la fatigue. Celle-ci est encore plus vicieuse car, bien qu’on la sente venir, elle travaille de pair avec sa BFF, l’orgueil, pour vous convaincre que c’est OK qu’elle vous suive pendant toute une fin de semaine. Ben oui, l’orgueil! Celui qui vous fait dire des choses comme « Pfft, je n’ai pas besoin de prendre un break! Je suis tough! » ou encore « Me coucher à une heure raisonnable?! Pour qui tu me prends? Miss responsable!!? ». Vous refusez donc de fermer les yeux pendant que vous êtes sur la route et vous ne dormez que très peu les deux nuits durant lesquelles vous êtes sur place. Tranquillement, la fatigue s’installe dans votre corps. Elle vous fera poser des gestes douteux qui pourraient occasionner des moments forts embarrassants ou, pire encore, des blessures! Lorsque la fatigue et l’orgueil s’en mêlent, il faut savoir se méfier!

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Enfin, la dernière complice à laquelle votre corps pourrait faire appel est la maladie. Des fois, votre corps l’appellera même avant que le tournoi ait lieu, le rendant déjà faible au préalable. On ne la sentira peut-être pas au début et puis BAM! Plus de voix le dimanche matin (oui… je parle d’expérience)! Soyons honnête, nous nous retrouvons souvent dans des endroits fermés peu aérés durant ces tournois et donc la maladie a tendance à rester et à se propager. Elle se manifestera de bien des façons : perte de voix, toux incontrôlable, nausée, digestion perturbée… Lorsqu’elle frappe, elle ne fait pas les choses à moitié. Préparez-vous à l’avance et choisissez des alliés comme le repos, l’eau, la vitamine C et, dans des cas plus graves, les médicaments.

Comment éviter que votre corps vous trahisse? Soyez ami avec lui afin qu’il soit de votre côté et ne vous nuit pas. Comment faire? C’est simple! Il faut que vous en preniez soin! Se déplacer pendant des heures en voiture et dormir sur des planchers d’école peuvent être dur sur celui-ci. Donner-lui des étirements et réchauffements. Permettez-lui de s’arrêter pour quelques minutes de temps à autres. Ça vous évitera d’avoir des muscles endoloris et chassera la fatigue. Nourrissez-le bien pour qu’il puisse continuer à performer. Il est votre partenaire et votre outil. Respectez-le pendant le jeu. Il est si fragile! On a vu plusieurs joueurs le blesser dans le passé.

Je suis moi-même reconnue pour revenir d’un tournoi couverte de bleus et avec des cordes vocales affaiblies. Je veux tellement en donner que je me mets de côté pour le bien du jeu. Je ne suis PAS un exemple à suivre! D’ailleurs, j’en suis de plus en plus consciente et je fais de plus en plus d’effort pour revenir en un seul morceau des tournois auxquels je participe. Croyez-moi, ça ne rend pas l’expérience moins plaisante pour autant! En fait, ça rend même moins pénible le retour à la réalité suite à une fin de semaine de fou!

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L’improvisation nous en demande tellement au niveau physique et mental qu’on en revient tous à un différent degré d’épuisement. Vous allez faire des mouvements auxquels vous n’êtes pas habitués (en-dedans comme en-dehors de l’arène), dormir très peu sur des surfaces plus ou moins confortables et fonctionner sur l’adrénaline pour quelques jours. C’est vrai que ça n’arrive pas souvent dans une année, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il faut prendre le tout à la légère.

J’aimerais entendre vos histoires maintenant. Comment préparez-vous votre corps avant un tournoi? Avez-vous déjà senti qu’il vous trahissait? Quels sont vos trucs pour garder le contrôle sur celui-ci pendant la fin de semaine? Laissez-nous savoir dans les commentaires!

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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