Ateliers de base : Le gardien de but

Par Michel M. Albert

Le blogue trouve important d’offrir des ateliers de base que l’on donne habituellement aux improvisateurs comme ressource aux nouveaux entraîneurs et pédagogues de l’impro. Pour le lecteur plus expérimenté, nous analyserons chaque atelier afin d’identifier quels atouts sont développés par son entremise.

gardien1

Le gardien de but

Instructions
Dans cet atelier simple et rapide, un improvisateur se tourne le dos au groupe, face à un mur. Il est le « gardien de but ». Tour à tour, les autres l’approchent de l’arrière. L’entraineur donne le signal au gardien de se tourner et le joueur qui l’approchait fait une intervention – une ligne de dialogue, un geste, une expression, ce qu’il veut, tout en tâchant de surprendre – et le gardien doit réagir avec sa propre réplique, son geste, etc. Ces interventions sont rapides, et les réactions toutes aussi rapides. Une improvisation n’en résulte pas. Au plus, le deuxième joueur réagit à la réaction du gardien, ce dernier se retourne vers le mur, et on passe à l’autre.

gardien2

Pourquoi c’est utile
Il s’agit ici d’un atelier de rapidité, d’abord et avant tout, un exercice de réchauffement. On y développe tout de même des astuces et des atouts pour débuter les improvisations en mixte. Le gardien de but reproduit, en effet, une situation commune en impro-match : On entre dans l’improvisoire, et un joueur énergétique nous saute au visage avec sa réplique avant qu’on ait le temps de se mettre à l’aise. Tout de même, il faut lui répondre ! Et rapidement ! Donc l’atelier sert à aiguiser nos réflexes pour ces genres de moments. L’improvisateur apprendra à réagir de façon vive et pertinente à tout ce qu’on lui lance, aussi surprenant que cela peut être.

Pour le joueur qui n’est pas gardien, c’est une opportunité d’essayer des amorces inusitées du genre qu’on utiliserait pour commencer des improvisations quand on n’a pas trop eu de caucus. La réplique ou le geste utilisé, et la réaction engendrée, devraient pouvoir amorcer une improvisation à elles seules. C’est un « kick start » pour les improvisateurs qui n’ont pas d’idée, un « réveil » qui, par le choc et la surprise, devraient stimuler quelque chose qui évoluera en une histoire.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s