Ateliers de base : La voiture de personnages

Par Michel M. Albert

Le blogue trouve important d’offrir des ateliers de base que l’on donne habituellement aux improvisateurs comme ressource aux nouveaux entraîneurs et pédagogues de l’impro. Pour le lecteur plus expérimenté, nous analyserons chaque atelier afin d’identifier quels atouts sont développés par son entremise.

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La voiture de personnages

Instructions
Placez quatre chaises sur scène, dans la même configuration que les places dans une voiture. Remplissez les sièges avec quatre improvisateurs. Le conducteur prend un personnage (ex. : colérique, endormi, un chat). Chaque autre improvisateur dans la voiture est nécessairement le même personnage que le conducteur, donc si le conducteur est colérique, ils sont TOUS colériques ; endormi ? TOUS endormis ; et ainsi de suite.

Le reste des participants à l’atelier se mettent en ligne et un par un s’avancent faire du pouce devant la voiture. Le conducteur arrête et le prend. Le pouceux devient le nouveau conducteur, le conducteur devient passager, le passager passe à l’arrière, ce dernier devient le passager derrière le conducteur, et celui-ci sort de la voiture et va se mettre au bout de la ligne.

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Le nouveau conducteur amène un nouveau personnage que tout le monde devient, jusqu’à ce qu’il soit remplacé par le prochain pouceux, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait eu la chance d’être conducteur au moins une fois.

Pourquoi c’est utile
La création de personnages est évidemment un outil très utile en impro. Le séjour dans la voiture impose au joueur quatre personnages distincts, dictés par le conducteur. Donc le personnage auquel on a pensé soi-même, et celui que nos co-équipiers nous inspirent. C’est une situation semblable à un caucus, si vous voulez.

Pour le conducteur, c’est un exercice de rendre son personnage clair et immédiatement reconnaissable. Pour les non-conducteurs, il faut exercer de l’écoute et activement saisir ce que le conducteur fait – un travail que l’on doit faire dans l’arène tout autant – et ensuite reproduire le personnage tout en lui donnant une touche ou couleur personnelle. Pour le joueur qui trouve qu’il « joue toujours lui-même », c’est l’occasion de faire des choses que ses réflexes ne lui donnent pas naturellement, et d’en sortir avec au moins quatre personnages en banque qu’il peut réutiliser et adapter en jeu.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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