Réflexion sur le Zèbre d’Or 2015 : Une métaphore de hockey étrangement spécifique

Par Cloé Allard

Dans la vie de tous les jours, je suis Dave Morissette au présent.

La fin de semaine dernière, j’étais Dave Morissette circa 1998.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette comparaison à laquelle je pense depuis plusieurs semaines, j’explique.

Dave Morissette est un assez grand nom dans le monde du hockey, il est animateur de plusieurs émissions d’analyse et de potins sportifs, notamment Dave Morissette en direct, qui, selon moi, devrais être rebaptisé le Dave Mo’ Show… Bref. Quand on parle hockey, il s’y connaît. Il n’y a tout simplement pas de plus grand fan dans l’industrie.

En 1998, Dave Morissette a signé un contrat avec les Canadiens de Montréal dans la Ligue Nationale de Hockey et il a joué onze parties au niveau professionnel. Il n’a cependant marqué aucun but, ni n’a effectué une seule passe. Pendant cette saison, il a partagé la glace avec Pavel Datsyuk, Jaromir Jagr, Joe Sakic… Oh, et Wayne Gretzky.

J’ai donc pensé à Dave Morissette pas mal pendant mon séjour au tournoi du Zèbre d’Or 2015.

/Mentions de hockey (mais je ne promets rien).

Je suis, d’abord et avant tout, une fan d’impro.

Je trouve que c’est une chose absolument fascinante et cela a toujours été le cas, que ce soit quand j’ai fait une chantée vraiment terrible sous le thème « Oh, regarde ce bel orignal » en (peut-être) quatrième année, ou bien quand j’ai assisté à mon premier vrai match avec des bandes et un arbitre et des chandails et de la musique, j’aime tout. L’impro, c’est un spectacle comme aucun autre.

Cependant, je suis très confortable dans mon siège d’amatrice. J’ai fait une brève apparence sur l’équipe de mon école secondaire en 2013-2014, et c’est où s’arrête mon expérience. Trois matchs du secondaire. Donc quand on m’approche pour faire partie d’une équipe pour le Zèbre, je dis ha ! Ha ! …Non.

Mais éventuellement je dis haha ! (plus énervée que sarcastique cette fois)… Ok !

Je n’ai jamais été aussi nerveuse de ma vie. Éventuellement, et heureusement quand même assez vite, la peur de bien faire ou non s’est dissipée et j’ai réalisé que c’était une opportunité de participer à quelque chose avec des joueurs que j’admire beaucoup (ou bien qui m’intimide beaucoup) et que je ne voulais pas m’en souvenir comme un moment où j’étais stressée à vouloir en mourir.

J’ai pu, tout comme Dave, partager l’arène avec des gens nettement plus talentueux que moi tout en sachant que j’étais à ma place avec de bons amis sur mon banc et c’était quand même assez incroyable.

La différence entre Dave et moi, c’est qu’en impro, les joueurs d’expérience sont généreux. Peut-être que c’est conscient, peut-être que non, mais j’ai aimé embarquer avec les joueurs plus chevronnés puisqu’ils savent comment donner de la direction. C’est plus facile pour moi de suivre que de créer, donc de me faire guider comme je l’ai été pendant une impro – il y en a une en particulier qui me vient en tête – c’était non seulement grandement apprécié, mais aussi vraiment plaisant. Je doute que les joueurs d’expérience dans la LNH se disent « Ah, c’est un petit nouveau, passe-y la puck même si y’est sur l’autre équipe ».

Oui, je me suis cassée la gueule à plusieurs reprises et non je n’ai rien créé d’extraordinaire mais j’ai eu une fin de semaine à laquelle je donne 10/10.

J’ai assisté à des matchs très solides, j’ai ris à en avoir mal à la face, et j’ai même entendue une chantée qui est encore collée dans ma tête. Mais, et c’est numéro deux sur la liste après « had a great time », j’ai appris, et apprendre, ça a beaucoup de valeur.

J’ai dit tout récemment que dans la vie, nous pouvons apprendre absolument n’importe quoi, tant et aussi longtemps que nous sommes prêts à être débutants. J’y crois maintenant plus que jamais.

Merci aux Cabotins (et à Ricky), maudite belle équipe que j’aime, aux gens qui étaient présents au tournoi, (notamment Amélie Montour qui s’est miraculeusement débarrassée de toutes les Aeros à l’orange…), à Isabel Goguen pour l’organisation, et aux autres équipes pour la belle atmosphère qui régnait toute la fin de semaine. Enfin, félicitations aux Impromptus pour leur belle victoire ! Sur ce, vivement le #Zèbre2016 !

P.S  Est-ce que le compte Twitter @Zebre2015 n’avait réellement aucun lien avec le tournoi ? C’est quand même toute une coïncidence !

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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