Comme chiens et chats : Compétition animale aux improvisathons de la Licum

Par Michel M. Albert

Au dernier improvisathon de la Ligue d’improvisation du Campus universitaire de Moncton (Licum), une équipe invitée s’est formée de tout le monde qui vivait à une même adresse, incluant leur CHIEN. Incroyable et ridicule, vous me direz ? Sauf que le jeu animalier est une fière tradition de la Licum, remontant à l’improvisathon de 2002. On raconte…

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Janvier 2002, une des équipes inscrites pour jouer une période s’appelle « Chiasson’s Dogs » et comprend Samuel Chiasson (capitaine), ses deux chats Vito et Delgado, et John Boucher comme simple maître-chat (sa contribution n’est que de garder un œil sur les chats, les sortir de la cage quand il faut, etc.). Les gens ont tout de suite pensé que Sam voulait essentiellement jouer une période tout seul et avait trouvé une faille dans le règlement qu’il fallait être au moins 4 par équipe, impression qui perdure alors qu’effectivement, Sam joue la première impro.

Mais non, les chats allaient jouer aussi.

C’est 1-0 dans la période après la première mixte, quand l’arbitre annonce une comparée. Sam jouera cette comparée avec Delgado. Âgé de 8 mois seulement, le record du plus jeune joueur est brisé, un record établi seulement quelques heures plus tôt par Océanne Doucet, un an et demi, qui avait joué avec la famille Blanchard-Doucet au même événement. On tire pas mal de comédie de l’idée que Sam parle à un chat qui ne répond pas, mais le félin essaie de sauter la bande pour se sauver, ce qui lui vaut quelques punitions (procédure illégale, refus de situation). Et c’est 2-0 pour Chiasson’s Dogs.

Une autre comparée, et cette fois, c’est Vito qui va jouer. Pas volontairement, évidemment. Toujours amusant de voir John essayer de sortir un chat ou l’autre de la cage. Et cette fois, Sam essaie d’assurer un meilleur contrôle de son animal. Il détache ses lacets et laisse tomber des petites traites pour garder l’attention du minou. Vito est un peu plus « dedans » que Delgado de toute façon et remporte le vote en miaulant à un moment particulièrement approprié. Sam, malheureusement, reçoit une punition d’accessoire illégal. Un des chats est assistant-capitaine et ira poser la question, mais un point est transféré d’une façon ou de l’autre. 3 à 1 avec une impro de reste.

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Et cette impro sera une mixte. Sam surprend tout le monde en garrochant les deux chats dans l’arène sans l’appui de joueurs humains. De l’autre côté, de gros canons de la ligue dans le temps, Christian Essiambre et Kevin Doyle. Ce dernier avait une phobie bien connue des chats. Les deux lurons, déboussolés, font plein d’erreurs, comme établir une auto (toujours problématique même quand on est juste des humains en jeu) et essayer de manipuler les chats. On le sait bien, un chat, ça fait à sa tête. Vous l’aurez deviné, la période fini 4 à 1.

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En 2006, trois joueurs amènent leurs chiens à l’improvisathon et vivront aussi un franc succès : Tristan Savoie et son pékinois, Patrick Hardy et sa chienne Mia (maintenant Miša), et Frédéric Melanson et son chien Bauer. Christian Essiambre est encore de la partie et doit, à un moment donné, continuer une poursuite commencée par les chiens, une poursuite dans laquelle ils jouaient des vétérinaires (utilisez ce que vous connaissez, n’est-ce pas ?). À l’inverse, on a Fred qui se donne à manger des traites de chien. C’est le monde à l’envers quand on laisse jouer des animaux.

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Ce n’est pas avant cette année, 2015, qu’un animal rejouera entre les bandes de la Licum. Django, le chien de Sébastien Haché et Sara Grandisson, joue avec le reste des ses colocs et bien qu’il gagne ses impros, il est un peu une machine à punition. Erreur de recrue, il entre dans la comparée de l’autre équipe. Ses co-équipiers sont obligés d’essayer de le tenir tranquille en lui donnant des chips pendant le match. Mais on ne peut pas le blâmer complètement ; il y a des mauvaises influences en jeu avec lui. Si l’histoire de « milk bones » à Fred vous a dérangé, que dire de l’improvisation dans laquelle Stephan Bénard « french » Django ?

La leçon de toute cette histoire ? Il n’y en a pas. Sauf peut-être de considérer jouer avec un animal de temps en temps pour vivre le défi, mais ne pas se fier sur eux. Ils ne comprennent pas bien les règlements et sont rarement verbomoteurs. Surtout, ne placez pas votre animal nerveux dans une situation de stress. Pov’ ‘tites bêtes*, c’est pas correct de leur faire vivre ça. Tous les animaux ne sont pas faits pour opérer dans une salle remplie de monde, avec autant de bruit. Ou la leçon est peut-être que les improvisateurs feraient n’importe quoi pour attirer l’attention ? Oui, c’est peut-être ça, finalement.

*Kevin Doyle compte là-dedans.

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