Les plus importantes blessures d’impro du Nouveau-Brunswick

Par Michel M. Albert

Ça peut être dangereux, l’improvisation. À l’égo, surtout. Mais parfois, et c’est quand même très rare, on devient victime de notre propre enthousiasme, ou d’un environnement de jeu moins que parfait.

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Johnny est correct, tout le monde, c’était un coup monté et personne ne s’est vraiment fait mal. Mais alors, quelles sont les plus importantes blessures subies dans le contexte d’improvisation au Nouveau-Brunswick ? Je vous en ai choisi trois où l’improvisateur a dû se rendre à l’hôpital, question d’apprendre des erreurs du passé.

Tout de même, soulignons quelques mentions honorables (ou déshonorables, selon le cas) avant de sauter dans le vif du sujet : Sam Chiasson se tape le front à un tuyau dans le plafond en sautant la bande au sous-sol du Centre étudiant. Il y a 25 ans (#neverforget), Georges Raymond subissait la même blessure en se faisant propulser au plafond. Margot Pelletier se foule le genou à la CUI ’97 quand un joueur adverse la balance par-dessus lui. Nathan Dimitroff et ses fameuses dislocations de bras. Etienne Boivin et son ménisque mal entretenu. La fausse alerte de crise de cœur à Big Al la première fois qu’il a eu une étoile. Carole Belliveau qui reçoit un coup de pied dans la face de la part d’Isabelle Bartkowiak (ou est-ce le pied d’Isabelle qui a reçu un coup de face de Carole ?). Même moi j’ai pris de méchantes débarques à l’occasion, parce que je suis cave.

Mais on ne parle pas dans ces exemples, du moins à ma mémoire, d’avoir envoyé quelqu’un à l’hôpital pour autant. Toutes des grosses ayoyes, mais tout de même. Voici donc mon choix des trois plus importantes blessures reliées à l’impro dans la province, celles qui ONT nécessité un voyage immédiat à l’urgence.

En 3e position, la commotion cérébrale de Jacques Parent (Improvisathon de 50 heures de la LILOMA, Edmundston, 1989).
Pour montrer que même un arbitre peut se (faire) casser la gueule des fois, prenons le cas de Jacques Parent, qui a mangé une claque par la tête lors d’un des premiers improvisathons. En effet, quelqu’un du public, voulant s’assurer que son désarroi face à une punition soit bien entendu, lance un couvre-chaussure (oui, ce type de claque LÀ) en direction de Maître Parent et le heurte solidement sur la tempe. Jacques bascule vers l’arrière et on le perd de vue derrière la bande. On l’avait assommé. Il se ramasse avec une commotion cérébrale et l’autre arbitre, Stéphane Raymond, doit finir l’improvisathon tout seul – elle est là, la vraie douleur. Jacques s’en est remis, mais on ne l’a plus revu dans l’arène après la fin de la saison…

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En 2e position, le menton fendu de Raymond Blanchard (Licum, Moncton, 2003).
On aurait tendance à croire que Raymond dû se faire coudre le bas du faciès suite à un Royal Rumble ou Impromania, car voilà des événements d’impro qui sonnent violents, mais non, ce n’est que le 3e match de la saison quand Ray-Ray se lance dans une improvisation à saveur d’arts martiaux (son idée, avoue-t-il) avec Nathan Dimitroff. Le voilà qu’il tente un « round house kick » et, s’apercevant qu’il allait frapper Nathan dans le visage, se donne un coup vers l’arrière. Vrai martyr, il sauve Nathan, mais se fait mal lui-même. BAM, dans le plancher menton premier ! Il essaie de continuer, cachant sa honte, mais les autres joueurs sont horrifiés. Le sang coule abondamment. Il doit quitter le match pour aller se faire donner 3-4 points de suture. Faiblesse particulière, car c’était sa deuxième coupure au menton, et il en a eu une autre depuis. Ça fait un bel éclair dans sa barbe aujourd’hui.

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Et en 1e position, vous en conviendrez, le genou fracassé de Stéphane Pilon (Match-étoile de la Coupe universitaire d’improvisation à Edmundston, 2002).
L’histoire est ironique et tragique. En 2002, il y a encore des juges de salle à la CUI. Je suis Ombudsman du tournoi et pour assurer l’intégrité du processus, je vais chercher des anciens du circuit, pas tous du Nouveau-Brunswick. Deux des juges ainsi invités sont des anciens joueurs (et gagnants multiples de la CUI) de l’Université d’Ottawa – Max « Thunderdome » St-Cyr et Stéphane Pilon. Ce qui les convainc d’entreprendre le voyage en nos terres, surtout Pilon, c’est l’opportunité de jouer au match-étoile. Eh bien, Pilon est tellement excité, qu’à la première impro, il se lance trop vite et trop fort, et avant même de dire un seul mot, le pied pris entre deux coussins de gymnase bleus, sa jambe se plie sous lui. Douleur accablante. J’arbitrais. Pour un instant, je me suis demandé si ça faisait partie du personnage. Je lui demande. La situation est vraie. Coup de sifflet, va falloir prendre une pause, y a-t-il un médecin dans la salle ? Oui, il y en avait un. On a passé la soirée à l’urgence, et Pilon a passé la prochaine année en chaise roulante et en thérapie. Et ça, mes amis, c’est la pire blessure d’impro que je n’aie jamais vue.

Alors réchauffez-vous bien avant votre match, pensez-y deux fois avant de vous garrocher dans l’action, et ne prenez pas de risques inutiles avec votre bien-être physique ni celui des autres. Ça ne vaut pas le moment drôle que vous essayez de créer ! Heureusement, de tels incidents sont excessivement rares en impro.

Est-ce qu’on a oublié votre blessure de jeu préférée ? Racontez-la nous dans la section commentaires !

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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3 réflexions sur “Les plus importantes blessures d’impro du Nouveau-Brunswick

  1. Mike, je crois que ta déjà arbitré un match ou Miguel Thibeault sa disloquer le bras et ce les replacer dans le bas de la bande? Ces tu possible?

  2. Bob: Oui ça sonne une cloche. Mais tsé, des dislocations, pff, baby stuff. D’ailleurs je me suis disloqué un bras quand j’étais un bébé (Parents, swingez pas vos enfants comme si vous étiez un hélicoptère.)

    Marty: Oh les histoires d’horreurs…

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