Booooooo! Horreur et suspense en improvisation

Par Martin Léger

Booooooooo!
Hurlement de loup!
Éclair et tonnerre intense!
Impro comparée, 1 par équipe, catégorie rimée!

10494851_659017977506003_3673148418165434922_n-2Non, non! N’ayez pas peur, c’est juste moi! En ce 30 octobre, à la veille de l’Halloween, je voulais donner une ambiance d’épouvante à cet article. C’est pourquoi j’ai décidé de commencer avec des éléments qui soulèvent la peur dans l’esprit humain. Alors calmez-vous un peu avant de continuer, parce que ça se peut que je vous fasse peur encore. Ce n’est pas souvent qu’on voit des improvisations qui font peur durant un match et aujourd’hui, je veux vous parler de comment faire exactement cela. Cependant, ce ne sont pas tous les genres d’horreur qui se prêtent bien à l’improvisation. Rappelez-vous que je donne des conseils et non des formules qui marchent à tous coups.

Premier conseil! Si vous voulez créer une véritable ambiance épeurante, évitez la représentation physique de monstres. Par exemple, des zombies, des loups garous, des fantômes, etc… Essayez de les éviter. Le problème avec jouer des monstres dans une impro, c’est que des monstres sont des éléments très visuels. Leur aspect de terreur est très souvent lié à leur forme physique. Mimer l’action d’un zombie qui mange les organes d’un joueur, dans le contexte d’un match d’impro, tombe souvent dans l’absurde et le ridicule. Alors, quand un joueur prend la forme d’un zombie, la foule va souvent réagir avec du rire. Même avec de l’imagination, c’est très difficile de prendre un monstre au sérieux dans une impro. Bien sûr, si vous êtes d’accord avec recevoir une punition de rudesse, vous pouvez littéralement décapiter un joueur (de l’autre équipe évidement). Souvent, l’être humain est le pire monstre et avec une décapitation, vous allez surement avoir la réaction voulue du public.

10384096_659016647506136_4479912287038407735_nDeuxième conseil : Comme dans tout bon film d’horreur, cachez l’horreur. Je sais qu’on répète la phrase « On veut le voir, pas le savoir! », mais si vous voulez donner une ambiance d’horreur, c’est une bonne idée d’oublier cette formule. Comme déjà expliqué, représenter des éléments d’horreur, physiquement, peut être problématique dans une improvisation. Il faut plutôt activer l’imagination du public. Votre meilleur outil pour rendre une atmosphère est la bande. Cogner et gratter sur la bande sans dévoiler la source du bruit augmente le mystère et la tension de l’improvisation. Le public va toujours présumer et imaginer le pire dans une situation inconnue. Alors jouez avec cela! Ne jamais trop en montrer. Il faut plutôt en montrer ou en dire juste assez pour que l’imagination du public s’allume et y voit le pire. Par exemple, vous pouvez vous cacher sous la bande et faire des hurlements de terreur et de torture. La foule va probablement commencer à imaginer des choses bien plus dégoutantes et dérangeantes que ce que vous puissiez leur montrer en mime. Ou encore mieux, apportez votre substitut avec vous et torturez-le sur place! Moua-ha-ha!

10524327_659017014172766_6494377288199155779_nTroisième conseil, jouez avec la psychologie des personnages. Malheureusement, on ne peut pas physiquement torturer un joueur dans une improvisation; c’est contre les règlements dans la plupart tournois. Mais il n’y a aucun règlement contre torturer un joueur psychologiquement! Utilisez tous les éléments déjà mentionnés pour interagir subtilement avec les moteurs de l’impro. Voici un autre exemple : Des murmures que la foule peut presque entendre, ou même une voix très audible que seulement un des personnages peut entendre. La clé, dans ce type d’improvisation, est la relation entre improvisateurs. Si le joueur semble avoir peur, la foule va aussi commencer à avoir peur. Aussi, n’ayez pas crainte de finir l’improvisation en queue de poisson. Savoir la vérité est un poison pour l’horreur. Bien mieux que la foule se questionne sur la source de la terreur, qu’elle ne soit déçue de la révélation finale. L’imagination a tendance à remplir les trous avec ses propres peurs et n’importe quelle autre peur semble plate en comparaison.

Rappelez-vous que ce ne sont que des conseils qui visent à augmenter la variété de styles dans vos matchs d’impro. Si vous voulez tenter de faire une impro où l’élément de terreur est un monstre joué par un improvisateur, ben essayer-le! On ne sait pas ce qui va marcher pour un certain public. Arrêtez d’avoir des doutes;  vous serez surpris de la réaction de la foule quand vous essayez quelque chose de nouveau en Libre. Après tout, la foule a plus peur de vous que vous n’avez peur d’eux.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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