Motiver une impro : La lutte entre la rudesse et le statisme

Par Michel M. Albert

Étant le deuxième de trois articles sur la problématique de faire avancer une improvisation.

Problème : On a tellement dit aux joueurs de ne pas faire de rudesse qu’ils ont peur d’imposer quoi que ce soit.

10320362_635915616482906_8863714635423291600_nVrai ou faux? Parce que ça semble souvent comme ça. Les deux joueurs en mixte se regardent et ne veulent rien faire qui brusquerait l’autre, et puis là on est 30 secondes ou plus dans l’impro et il ne se passe encore rien. Ce ton établi, il ne se passe rien pour la durée de l’impro.

Ce qui est mal compris, c’est ce qu’on peut imposer. Il est bien correct d’imposer son propre personnage, son propre début. Gardez un œil sur l’autre joueur, restez à son écoute pour que votre action/personnage puisse interagir convenablement avec celle/celui de l’autre, mais l’impro commence bien AU SIFFLET, pas 30 secondes plus tard après une conversation équivalente à « Qu’est-ce que tu veux faire? » « je ne sais pas, qu’est-ce que toi tu veux faire? »

Ce qu’il ne faut PAS imposer, c’est notre caucus (donner toute notre idée et ne laisser aucune porte de sortie) ou imposer un personnage à l’autre, mais il faut imposer QUELQUE CHOSE pour amorcer l’impro. Imposer, c’est d’abord PROPOSER. (Merci, Martin Léger, pour cette phrase utile et accrocheuse.)

10383097_643031389104662_2495892580325362387_n-2Quand vous imposez (imposez LÉGALEMENT, non rudement), vous PROPOSEZ UNE IDÉE à laquelle l’autre peut réagir (et vice-versa, en mixte les deux imposent et les deux proposent). La réaction se doit d’être « comment marier nos deux propositions », pas comment détruire celle de l’autre ou comment assurer la sienne.

En d’autres mots, c’est bien beau le respect, mais n’oubliez pas que vous avez la responsabilité de nourrir l’impro. Le public n’est pas là pour voir du monde se regarder dans le blanc des yeux, il veut voir quelque chose se passer. Il y a moyen d’imposer des éléments sans détruire le jeu de l’autre; c’est ce que je vous encourage à pratiquer.

Dans le dernier chapitre de cette série : Poser des questions, c’est faire avancer l’impro avec les réponses.

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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2 réflexions sur “Motiver une impro : La lutte entre la rudesse et le statisme

  1. Ping : D’une punition à l’autre | Improvisation NB

  2. Ping : Idées sans conflits | Improvisation NB

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