Les 7 piliers de l’improvisation : #2 L’écoute

Par Michel M. Albert

Sans écoute, il n’y a pas de bonne impro. C’est le 2e pilier.

10380321_638590812882053_367488268600146877_nRobert Gravel en parle longuement dans son livre L’impro, à propos de cette habileté que l’improvisateur doit développer d’avoir des « yeux tout le tour de la tête » et des « antennes ». Mais développons un peu.

L’écoute, c’est plus qu’écouter (i.e. entendre). Ça dépasse les cinq sens. Quand on se dit à l’écoute, on est à l’écoute de L’IMPRO. Quels sont ses besoins? Quelles opportunités nous offre-t-elle? Et ce, par l’entremise de tous les joueurs qui la jouent.

Même au repos (par exemple, faire partie du public), l’improvisateur reste alerte. Il ne joue pas, mais devrait tout de même avoir des idées qui iraient bien à certains moments de l’impro. C’est ce que nous faisons quand nous disons « moi, j’aurais fait ÇA ». C’est encore plus vrai quand on joue activement (ce qui inclue, ne l’oublions pas, le banc des joueurs).

Les idées viennent de partout. C’est pourquoi nous devons tout écouter, être conscient de tout ce qui s’est passé, se passe et pourrait se passer dans l’impro. Quand un joueur établie quelque chose dans une impro, il faut garder cette chose en tête, parce qu’elle pourrait devenir utile et/ou pertinente. Je veux dire ici beaucoup plus que, par exemple, se souvenir du nom de l’arrière-tante d’un personnage. Je veux aussi dire être conscient de l’implication qui vient avec cette arrière-tante. Quelle importance a-t-elle ou peut-elle avoir?

10298675_635910669816734_7492960238342805056_nC’est un point crucial pour comprendre qu’il faut écouter les autres joueurs, MAIS AUSSI S’ÉCOUTER SOI-MÊME! Dans une impro seule ou avec d’autres, ce que nous établissons doit également être gardé en tête ET utilisé.

L’écoute est une conscience de tous les éléments en jeu et toutes les options devant nous. Faire preuve d’écoute, c’est donner à nos impros plus de cohérence (parce que ces éléments se suivent naturellement et existent dans un même monde).

Si on écoute bien, on comprendra l’autre joueur mieux. Quand son geste est un peu étrange, quand il fait des transitions soudaines de temps ou de lieu, quand il laisse planer un mystère, l’écoute est notre meilleur outil. Si l’écoute nous rend conscient de toutes les options, nous pouvons nous mettre plus facilement sur la longueur d’onde de cet autre joueur, car nous avons aussi « accès » à l’option qu’il a choisi. La meilleure façon de frapper une « curve ball », c’est de voir la « curve » venir.

Enfin, l’écoute sur le banc est primordiale, non seulement pour l’entrée judicieuse des « 3e personnages », mais durant la lecture du thème et le caucus. Cela évite des gaffes stupides (les divers non-respects de la carte) et assure une cohérence à l’intérieur du jeu d’une même équipe.

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4 réflexions sur “Les 7 piliers de l’improvisation : #2 L’écoute

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