Une famille, c’est mon rêve!

Par Isabelle Godin

On a tous une famille. Celle qui nous a été assignée à notre naissance par le hasard des choses. Certains d’entre nous sont très proches de leur famille, alors que d’autres n’en seront jamais assez loin et, peu importe lequel de ces énoncés vous représentent, c’est bien comme ça. J’ai déjà entendu quelqu’un dire : « On ne choisit pas sa famille, mais on peut choisir notre belle-famille! ». Mais encore là, tu ne maries pas quelqu’un pour son sang (enfin, je l’espère bien!). La famille que chacun d’entre nous choisit, ce sont nos amis! Si vous êtes en train de lire ce court article sur ce blogue en particulier, c’est que, peut-être même sans le savoir, vous avez choisi une troisième famille.

10269307_635922519815549_2472631781650284522_oJ’ai déjà rapidement expliqué dans un autre article comment mon parcours en improvisation a débuté. Ce que je n’ai pas vraiment expliqué, c’est pourquoi je me suis lancée dans cette folle aventure. J’ai découvert l’improvisation grâce à la Ligue d’improvisation Chaleur il y a de cela 10 ans déjà. Oui, il va de soi que le spectacle comme tel, le rire et l’ambiance, ont grandement contribué à me donner la piqure, mais quand j’y repense aujourd’hui, je ne garde absolument aucun souvenir du match! Ce dont je me souviens, ce sont les gens que j’y ai rencontré : Eric Lavoie, Alain Degrâce, Line Haché, Samuel Rioux et Jeffrey Poirier étaient parmi les premiers avec qui j’ai eu la chance de discuter. À première vue, cette brochette humaine me semblait plutôt étrange. Il existait tellement de différences entre ces personnes : provenance, âge, background, etc. Pourtant, tous les joueurs de la ligue semblaient former un tout uni. Aussitôt que j’entendais parler d’impro, je pensais à ces drôles de personnes qui avaient, à leur façon, réussi à m’inspirer. Petit à petit, j’en suis venue à faire ma place au sein de leur ligue, puis au sein du réseau d’improvisation secondaire pour enfin m’impliquer au sein de la Ligue d’improvisation du CUM!

1959478_635923963148738_771938324015516509_nAujourd’hui, je suis fière de dire que les membres de la communauté improvisatrice du Nouveau-Brunswick constituent à la fois ma deuxième famille et ma troisième. Mes amis les plus proches, c’est grâce à l’impro que je les ai rencontrés. Je n’ai jamais vécu quelque chose de similaire au sentiment que je ressens lors des tournois annuels de qualification au niveau secondaire quand je retrouve toutes ces personnes que je n’ai pas vues depuis des mois. Pourtant, lorsqu’on se croise et qu’on se met à parler de tout et de rien, je me sens comme si je ne les avais jamais perdues de vue. On rattrape le temps perdu si rapidement. Ce qui me rend le plus fière lorsque je parle de ma famille improvisatrice, c’est à quel point elle est diversifiée et ouverte d’esprit. Dans cette famille, il n’existe pratiquement pas de tabou, pas de préjugé et encore moins de barrières. Tous y sont les bienvenues! Les concepts d’âge, de sexe, d’orientation sexuelle, de race, de provenance ou de croyance n’ont pas leur place parmi nous et ça, c’est quelque chose dont nous devrions tous être extrêmement fiers!

C’est en pensant à cette famille que je viens tout juste de revoir lors du Zèbre d’Or que j’en suis venue à penser à écrire ce billet en notre honneur à tous! Camarades, donnons-nous tous une bonne tape sur l’épaule et levons notre verre (que ce soit un Shirley Temple ou un Priceless), en cet été qui s’annonce de toute beauté, en disant d’une seule voix : « À nous!!! »

Lisez également l’article parlant du Zèbre d’or qu’Isabelle a publié sur son blogue personnel!

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

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8 réflexions sur “Une famille, c’est mon rêve!

  1. UNE FAMILLE!!!

    (je complétais juste l’annonce d’adoption)

    Mais sérieusement… Oui 1000 fois oui Isabelle. Je suis de ceux qui a une famille très éloignée dans un sens ou l’autre et considère la famille de l’impro ma famille la plus immédiate. Et c’est comme ça. C’est une famille qui peut être harsh, dans laquelle on se dit les vraies choses, mais qui est un support incroyable. On tient juste à se renforcir toute la gang. Je viens d’atteindre un but personnel, de remplir les trois appartements de ma maison (je loue et n’appartiens pas, mes les propriétaires me font confiance à trouver des locataires) avec uniquement des improvisateurs. Ça m’a juste pris 9 ans pour avoir ma maison FAMILIALE, parce que c’est ça que c’est.

    • Jsuis entièrement d’accord! Des tournois c’est comme des rencontres de famille, sauf way plus le fun! Vous êtes mon support group et jsuis reconnaissante de chacun de vous! On est les worst pis les best en même temps.

  2. Pour moi aussi, l’improvisation est une grande famille, avec du monde que j’aime, du monde que j’adore, et du monde qui me tape sur les nerfs. La plupart des gens avec qui je suis encore en contact de l’université, c’est du monde d’impro.

    Mais pour certains ce n’est pas le cas… Est-ce que c’est parce qu’ils n’ont pas réussis à faire partie de ce que certains appellent « la clique » d’impro? Est-ce que c’est parce que l’impro occupe une plus petite place dans leur vie que dans la notre? Je me pose la question…

    • Mon feeling (pcq ce monde là vont probablement pas répondre au blog) c’est qu’effectivement, l’impro ne prenait pas une place prioritaire dans leur vie. P-e qu’ils y ont mis beaucoup de TEMPS, mais pas nécessairement épousé l’éthique, n’en parlaient pas en dehors des événements d’impro ou on rejeté l’impro plus tard par frustration (ça arrive). D’autres ont perdu contact dans ses années primitives sans les médias sociaux etc. Ils ne sont pas moins des cousins. Comme une vraie famille, ya des gens qu’on perd de vue.

    • Je ne pense pas que le concept de clique existe réellement. La réalité (de mon point de vue) est la suivante: la « clique » en question n’est en fait que la gang qui était tellement dévouée qu’elle a pris la peine de se déplacer pour des tournois secondaires, pour des matchs spéciaux dans la province, etc. Évidemment ce groupe est devenu de plus en plus proche au fur et à mesure parce qu’on passait de plus en plus de temps ensemble. C’est comme ça que toutes amitiés fortes voient le jour! La preuve est facile à observer puisque ce groupe accueille de nouveaux membres à chaque année (on n’a qu’à penser aux Randy, Robyn, ZackAttack et Sébastien Landry de ce monde pour ne nommer que ceux-ci!)

      • Le concept de « clique » est tellement subjectif, j’ai l’impression que plusieurs l’utilisent principalement comme excuse échappatoire lorsqu’ils n’ont plus eux-mêmes la passion qu’ils avaient au départ, cherchent à faire porter le blâme de leur propre ennui sur les autres, ou même pour tenter de s’expliquer pourquoi ils ne s’entendent pas autant avec certaines personnes que les autres membres de la communauté improvisatoire, si vous me permettez l’expression.

        Pis qu’on le veuille ou non, quand t’as du monde qui s’impliquent énormément, c’est certain qu’ils vont apprendre à en connaître mieux que d’autres, comme dans une famille t’as des cousins et cousines de qui t’es plus proche parce qu’en passant du temps avec, t’as appris à mieux les connaître.

      • Parfaitement, Martin. On ne peut vraiment parler de « clique » que lorsequ’on voit un groupe donner des avantages non-mérités à des membres de ce même groupe. Il peut parfois sembler de l’extérieur qu’il/elle reçoit des avantages parce qu’il/elle est dans le groupe, mais il faut regarder si la personne, du groupe ou non, mérite les opportunités et responsabilités qui lui sont offertes. Et dans une méritocratie comme la nôtre, les plus fiables participent plus parce qu’on leur fait confiance plus, deviennent « membres de la soi-disante clique » parce qu’ils participent plus, et ainsi de suite. Donc je comprend comment ces histoires-là commencent, mais il est toujours bon d’examiner la valeur de la personne côté organisation/fiabilité avant de lancer des accusations comme ça et de ne pas se laisser aller aux « sour grapes ».

        Personnellement, je n’ai jamais rejeté qqun qui avait l’impro à coeur, c’est-à-dire les valeurs que ça représente dont l’esprit sportif, la rigueur du spectacle, l’humilité qui vient avec un show ainsi partagé, le désir d’évoluer et l’effort. SI qqun a voulu se distancier parce que j’en demandais trop d’eux, ça veut dire que l’impro était pas si importante que ça finalement. Je sais que les organisateurs qui m’ont succédé, bien que moins sévères (well, ça dépend sur quoi), ont tout aussi ces valeurs à coeur et récompensent ceux et celles qui en font preuve avec leur confiance, et ultimement, comme Isabelle l’explique bien, leur amitié.

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