Catégories — mon œil! Chapitre 3

Par Michel M. Albert

10273434_635912246483243_4437420347263856154_nComme nous l’avons vu dans les chapitres précédents (le premier, le second), le Nouveau-Brunswick est assez cohérent dans l’utilisation des mêmes catégories de base. Nous pensons ainsi mieux offrir un terrain égal pour les affrontements en impro-match. Que vous soyez invités à jouer à Bouctouche ou à Grand-Sault, à Shippagan ou à Shédiac, vous jouerez toujours avec les mêmes règlements. Pas de confusion là-dessus, et pas d’avantage perceptible pour l’équipe hôtesse à ce niveau. Mais ce n’est pas comme ça partout, et on reste toujours surpris des « innovations » du Québec et d’ailleurs, innovations qui nous paraissent toutes autres. Voici donc cinq catégories qui n’ont pas passé le test.

DICTIONNAIRE – Nécessairement une comparée, le thème est inévitablement un mot difficile comme « ulve » ou « chamotte ». Les équipes doivent donc improviser sur ce qu’ils pensent que le mot veut dire. Si, par hasard, une équipe a la bonne définition, elle gagne un point de plus. Bon. Un point gagné autrement que par les façons normales devrait nous être anathème. Autrement, c’est une Libre!

ÉDITORIAL/DÉBAT – Appelez-la comme vous voulez, c’est une autre comparée où, cette fois, le thème est un sujet (habituellement controversé) et le nombre de joueurs est un seul. Une équipe prend POUR et l’autre CONTRE tel que déterminé par la rondelle avant le caucus. Il s’agit d’une À la manière de glorifiée avec un élément de rudesse (forcer une équipe à prendre un point de vue particulier).

10259934_611499052257896_8198240494484148476_nBIBLIOTHÈQUE – Difficile à coordonner, l’arbitre passe le texte d’une pièce de théâtre aux joueurs, ouvert à une page spécifique, et leur donne des rôles qu’on y retrouve. Les joueurs lisent à voix haute leur dialogue pour quelques secondes, puis se font enlever le texte et doivent continuer l’histoire à partir de ce moment. Bleh. Premièrement, ça donne trop de pouvoir à l’arbitre, qui choisi essentiellement qui aura le rôle dominant. Ensuite, un joueur qui connait la pièce à un avantage évident. Mais surtout, ça crée une mise en scène boiteuse et une amorce lente et forcée.

TRANCHE DE VIE – Celle-ci force les joueurs à faire une À la manière d’une autobiographie (vous voyez tout de suite pourquoi nous la considérons redondante) et jouer quelque chose de son vécu. Est-ce que c’est vraiment de l’impro? Comment l’arbitre peut-elle vérifier si la catégorie a été respectée?

CD – L’arbitre a un disque compact et demande au public pour un numéro. Le numéro correspond à une plage du disque qui deviendra le thème et la durée de l’impro. Et à partir de là, ben c’est une Libre. Cute, mais pas une catégorie! Et quelle paresse de la part de l’arbitre! Écris tes propres thèmes, chose!

Comme vous voyez, les gamiques abondent, mais souvent, on se retrouve avec quelque chose qui a l’allure d’une Libre, et c’est là qu’on trouve la catégorie inutile. Mais assez de chiâlage pour l’instant. Surprise au prochain chapitre : Nous parlerons de catégories que nous pensons DIGNES d’être ajoutées aux catégories classiques originales! Ben oui, ça se peut.

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