25e anniversaire de la Gougoune: D’autres histoires!

Le Championnat provincial d’improvisation « La Gougoune dorée » célèbre sont 25e anniversaire cette année à l’École Aux Quatre Vents à Dalhousie du 16 au 18 mai 2014! Des équipes d’écoles secondaires se rassembleront pour ce tournoi, comme l’on fait des équipes depuis de 1990!

La semaine dernière, on vous a présenté des anecdotes de Gougounes. En voici d’autres!

2510_161648625340_24516_n« Pendant ma dernière Gougoune en 2009, nous étions tous assis ensemble en train de jouer aux cartes et nous faisions des paris avec des claques en forme de petites gougounes. Nous avons réalisé soudainement qu’il était presque minuit. Alors, nous avons commencé un décompte dans la dernière minute, 5 , 4 , 3, 2, 1 WOOH! Le décompte était pour souligner la fête de notre nouvel entraineur David St-Pierre. C’était un beau moment comme équipe parce que ça nous a 2510_161650470340_2468447_nréunis ensemble pour vivre un moment simple et précieux. Je me souviendrai toujours de ce moment qui commence mon dernier tournoi secondaire comme joueuse avec un esprit d’équipe rempli d’amitié. ​​En plus, on justifiait toutes nos actions par le fait que c’était la fête à St-Pierre. Comme mettre du gâteau dans la face à un de nos joueurs. »
– Nathalie Goguen

 

 

« Mes premiers souvenirs d’improvisation, c’est de regarder ma petite sœur Mireille et son amie Margot en jouer. J’ai tout de suite trouvé qu’elles étaient folles et très courageuse d’y participer. Mes impressions de l’improvisation, en regardant les tournois comme la Gougoune, c’était d’une grande famille formée d’une gang de monde complètement différents, mais qui partageaient l’amour de la créativité, la fofolerie, et le goût d’avoir du fun. Je me souviens de penser comment j’étais heureuse pour ma soeur d’avoir un groupe qui accepte tout le monde, qui te donne la liberté d’être toi-même. Et ça, au secondaire, c’est rare et précieux. »
– Johanne Blanchard, fan de la Gougoune depuis celle de 1992

« Lors d’un tournoi, notre entraineur Michel Hédou se présente au banc avec un dé. Le hasard décidera qui jouera sur chaque impro. Officiellement, le dé servira à nous montrer que nous pouvions tous jouer n’importe quelle improvisation. Officieusement, Michel est méchant et sadique. »
– Francis Thériault

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Gougoune dorée 2003

« Première Gougoune à Bathurst – celle où j’ai choisi d’assister à un tournoi d’improvisation plutôt que d’aller à celui de hockey (mon père ne l’a toujours pas compris).   J’ai rencontré Yves Doucet pour la première fois (il était arbitre à l’époque et il était assez raide avec nous, merci!)  Le hasard a ensuite fait qu’il est devenu un mentor en improvisation, en enseignement et dans le « fantasy sport »…).  J’ai également vu l’utilisation la plus débonnaire d’une bouteille d’eau qui puisse être faite dans une improvisation – un heureux mélange de Roy Lajoie de la CDJ, une paire de joggings et une session de magasinage dans la section adulte du magasin de vidéo (avant l’Internet, on se déplaçait à l’extérieur de la maison pour aller chercher des films…those were the days!).  Avec de tels premiers contacts en impro, j’étais parti pour la gloire! »
– John Boucher

« Ce qui me frappe le plus quand j’entends parler des Gougounes d’aujourd’hui, c’est le niveau d’organisation et d’encadrement dont les joueurs bénéficient. Dans les premières années, la moitié des moniteurs n’avaient jamais vu d’improvisation. Souvent c’étaient des frères/soeurs/cousin(e)s qui nous accompagnaient faute de disponibilité de professeurs. Une partie des joueurs n’étaient en fait que des amis qui venaient pour faire la fête (pas toujours de façon convenable) ou pour « fraterniser » avec les membres des autres équipes. Ce n’était pas moins agréable, juste différent.Les Gougounes de 1990, 1991 et 1992 (Néguac, Edmundston et Bathurst) ont été entièrement organisées par les comités d’improvisation de l’époque, et malgré des ressources parfois limitées, c’est le génie de ces comités organisateurs qui est à la base de cette longue tradition qui fête ses 25 ans cette année. »
– André « Dédé » Paulin

Gougoune 98

Gougoune dorée 1998

« Lors de ma dernière Gougoune en tant que joueuse, je ne crois pas que nous étions la meilleure équipe sur papier, mais l’équipe était tellement proche que la chimie était plus grande que le talent (pis y’avait quand même un bon montant de talent). On est reparti chez nous avec la Gougoune Dorée! Et heureusement, y’a juste nos noms sur le trophée et pas de photos. Je crois qu’on aurait pu gagner l’équipe avec les plus laids cheveux cette année-là! »
– Karine Pelletier

« Ma seule Gougoune Dorée fût celle de Caraquet en 2009 et c’était une des plus belles expériences de mon adolescence. Mon père a décidé le matin de mon départ pour Caraquet qu’il allait prendre son char, monter dans la péninsule, louer une chambre d’hotêl et assister à toutes mes parties. Je l’ai peut-être pas laissé paraître sur le coup, parce que ado, on veut avoir l’air fort et indépendant, mais c’était tellement encourageant. Malheureusement pour lui et pour moi, j’étais substitut donc j’ai seulement joué 2 parties, et seulement 6 impros dans tout le tournoi. Mais mon équipe s’est quand même rendue en finale, et j’ai été nommé capitaine de mon équipe par l’arbitre, donc je crois que mon père n’a pas regretté son voyage. »
– Xavier Lord-Giroux

1794519_611500038924464_2721623525569462572_n« Toute personne qui me connait le moindrement est au courant qu’il n’existe pas un tournoi d’improvisation durant lequel je ne suis pas tombée malade. J’étais normalement capable de fonctionner quand même en tant que statisticienne, DJ ou juge. Arrive la Gougoune 2012 à Grand-Sault et voilà que j’arbitre pour la première fois une demi-finale. Quand je me suis levée le dimanche matin, je n’avais pratiquement plus de voix! Dans un état de semi-panique, je commence à chercher quelqu’un qui pourrait me remplacer pour le premier match (ben oui, juste pour faire exprès!). Quand Tornado me croise dans l’école et constate qu’il ne peut pas me comprendre, il se presse à trouver le directeur de l’école pour venir à ma rescousse. Un micro sans-fil et une tisane plus tard, me voilà en train d’arbitrer ce match en faisant un effort inhumain pour ne pas oublier d’arrêter le micro avant de siffler! Juste pour rendre ça encore plus ridicule, je suis en train d’arbitrer en sirotant ma tisane dans une tasse de la PTA pendant que j’arbitre cette même équipe. Faut croire qu’il m’est impossible de faire preuve de bon jugement sous l’effet de médication!!! »
– Isabelle Godin

« Durant le voyage de quatre heures pour se rendre à Shippagan, les membres de l’équipe d’Edmundston avaient suffisamment de temps pour penser à de mauvais coups. En tant que champions en titre, c’était notre responsabilité d’apporter le fameux trophée de la Gougoune Dorée, ce que nous avons fait. Mais nous nous sommes dit que ce serait drôle de faire semblant que nous l’avions oublié. Les organisateurs du tournoi l’ont trouvé moins drôle. Nous avons tout de même gardé le secret jusqu’au match final (Edmundston – Bathurst). Avant le match, nous avons demandé au père d’un de nos joueurs de remettre le trophée à l’arbitre en chef en expliquant qu’il l’a trouvé au bord du chemin des Ressources. Le monsieur en question est allé une étape plus loin, donnant une explication rimée en incluant des faits saillants des impros de la fin de semaine dans son explication. »
– Marc-André Castonguay

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Gougoune dorée 2005

« Nous sommes à la Gougoune Dorée 2006, à l’Odyssée. Notre équipe (Dieppe) a perdu les deux dernières finales de la Gougoune (2004 et 2005) face à Campbellton. On a des espoirs, des gros joueurs comme Gabriel Robichaud et Julie-Anne Lapointe et Gisèle Suzor, et un excellent nouveau coach que j’ai acheté dans un encan à la LICUM (longue histoire), mais on essaie de se concentrer plutôt sur des petits buts de développement personnels. Mon but était de jouer des personnages plus butchs (semble-t-il que j’avais trop tendance à tomber dans la facilité et de jouer des personnages ultra-flamboyants).

Fast-forward, on se retrouve en finale avec Bathurst. On a travaillé très fort, on s’est tous donnés, corps et âme, mes coéquipiers sont en feu, on s’inspire, on s’allume, on s’amuse. On s’éclate, vraiment. Bathurst aussi. Le match tombe en prolongation (même en double prolongation, mais je ne me souviens plus si l’impro dont je veux parler était la dernière ou l’avant-dernière du match). La tension sur le banc est palpable. Improvisation mixte, ayant pour thème: « Gai lon la, gai le rosier ». Caucus. Silence sur le banc, tandis que tous les yeux se tournent vers moi. Y’a comme un malaise, on pense que c’est un peu trop évident, on cherche au deuxième degré (on était ben forts sur des caucus à plusieurs niveaux, à Dieppe), mais en fin de compte on décide que ça serait un peu cracher dans la face de Dieu que de refuser ce cadeau qu’il nous offrait.

Sifflet, performance extrêmement stéréotypée et exagérée (genre, une explosion de toute la fifitude que je ne m’étais pas permis de la fin de semaine), zéro culture, zéro jokes, très peu de fil narratif, juste une série de cris d’oiseaux, de finger snaps, de sashays et de sueur extrême (adrénaline+adolescence), un de mes premiers frenchs à vie reçus d’un joueur quelconque de Bathurst (euh, merci?), sifflet, larmes, votes, (peut-être une autre impro, m’en souviens plus?), Gougoune, cris, rideau.

Et ça, c’est la fois que Dieu a vu une équipe de granolas dieppois – menés par un jeune qui était, avouons-le, almost too gay to function -, qu’il a évalué les détritus de glitter, de feathered boas et de « mmhmm gurls » dans l’arène, et qu’il a dit « euh, c’était peut-être un peu extrême, mais fine, tchen, prenez la, votre Gougoune ». »
– Pierre-André Doucet

La semaine prochaine, quelques dernières anecdotes!

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2 réflexions sur “25e anniversaire de la Gougoune: D’autres histoires!

  1. PAD : Le joueur de Bathurst qui a commencé cette improvisation de 2e prolongation, c’était moi !Mais heureusement, c’est Dave Doucet qui est entré tenter de m’aider dans cette improvisation (durant laquelle je ne comprenais pas grand chose, alors que tu faisais pas mal juste me toucher les cheveux (c’était l’année de ton obsession un peu trop grande pour mes cheveux)) et c’est lui que tu as frencher.

    Je m’en souviens, c’est la 1ere des deux gougounne que j’ai perdu en prolongation ! Je dois être la seule personne a avoir perdu DEUX gougounnes en prolongation (une comme joueur et une comme entraineur)…

    Je me souviens presque de seconde en seconde de cette impro et de ce moment là ! Des beaux souvenirs. On avait connu un match de feu avec Campbellton (qui était la puissance dans la ligue à cette époque), en demi-finale. Je pense que c’est la seule fois dans une série de 4 ans que Campbellton, votre bête noire, n’a pas remporté la Gougounne. Dieppe, ça nous a fait plaisir ! haha

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