La fatigue dans les tournois…

Par Patrick Hardy

C’est avec plaisir que j’aimerais partager quelques petites anecdotes qui se sont déroulées lors de certains tournois secondaires auxquels j’ai arbitré et créé quelques éléments loufoques alors que j’étais tout simplement épuisé.

J’ai participé à quelques tournois secondaires en tant que juge de salle, à mes débuts, et comme arbitre en chef, vers la fin de ma carrière en improvisation.  Je me suis vite rendu compte qu’à mon âge, la fatigue m’affecte différemment que lorsque j’avais 20 ans.

Voyager des kilomètres pour se rendre à un tournoi d’improvisation secondaire et dormir sur les planchers d’école affecte mon énergie et ma créativité.

Je me rappelle d‘un tournoi secondaire où j’agissais en tant qu’arbitre, à Fredericton en 2009. C’est là qu’il m’est arrivé deux choses marquantes, inspirées par la fatigue.

cartableLa première chose : La naissance de cartable clown
Pour certains, cartable clown était quelque chose d’hilarant; pour d’autres, une farce platte et irritante.  L’idée de cartable clown est apparue comme ceci : J’avais amené un cartable pour y garder tous mes thèmes, et vu que plus tôt dans l’année, j’avais été volontaire pour Opération Nez Rouge, j’avais aussi dans mes poches de manteau le « nez rouge » en question. Après mon réveil et ma toilette, je suis descendu à la cafeteria où on servait le déjeuner. J’arrive avec mon cartable et manteau, pour quelque raison, et je m’assoie à la table, à côté de Joëlle Martin, Isabel Goguen et d’autres figurants desquels je ne me rappelle plus (l’âge me joue des tours). Je me mets tout à coup à regarder mon cartable et je vois… un personnage (eh boy). Mon côté créatif est en train de me parler. Je sors le nez rouge et le pose sur le cartable et je dis, regardez les filles, cartable clown, BAM! INSTA-HIT.

L’histoire de Cartable clown a continuée pendant toute la fin de semaine. Il y a même eu un compte Messenger qui fut actif pendant un certain temps et c’est Cartable clown qui nous parlait. Je tiens à préciser que ce compte fut créé par Pascale « Pinky » Savoie-Brideau à mon insu; lorsque j’ai reçu mon premier message de cartable clown, j’ai ris fort.

602916_439014306173039_297976237_nLa deuxième chose : Thumbs Up!
C’est à la toute fin du tournoi, que j’ai eu la deuxième situation marquante. Je ramassais les déchets dans la salle où s’était tenu le tournoi et je les apportais aux vidanges. J’ai vu une poubelle avec une sorte de simili carton qui sortait du dessus, et j’ai décidé, dans un instant d’extrême fatigue et de « poor decision making skills », de « rammer » les vidanges en forçant le carton dans la poubelle.

Ce n’était pas du carton mais du simili bois d’une chaise brisée.

Mon pouce droit s’est ouvert et le sang en sortait comme une fontaine. Je me suis mis à la recherche d’une trousse de premiers soins avec Pinky, pour éventuellement trouver Mathieu Quimper, enseignant à l’école Saint-Anne et entraîneur de l’équipe hôtesse. Il savait qu’il y avait un cours de premiers soins qui se donnait à ce même moment dans la bâtisse. On s’y est présenté et le professeur en charge a demandé si un élève voulait m’aider. Aucun élève n’est venu à la barre – je pleure pour Fredericton – mais le professeur m’a fait un pansement presque aussi gros que ma main, forçant mon pouce à rester dans une position élevée. Isabelle Godin, Pascale Savoie-Brideau et Alexandre Hébert ont trouvé ça bien drôle en revenant vers Moncton.

Ce tournoi fut un des plus mémorables pour moi.

479799_439046866169783_186805616_nEt puis une petite dernière
Un autre tournoi où la fatigue a eu le dessus sur moi se disputait à Néguac. J’ai eu le « time of my life » à Néguac. Je me demandais si je pouvais faire autre chose comparable à Cartable clown, car certains officiels me le demandaient.

C’est lors du déjeuner (coudonc, je suis donc ben fatigué le matin). Je venais de prendre un simple berlingot de lait 2% et de le boire avec passion. Lorsque j’ai eu fini, j’ai ouvert le berlingot  au complet et renverser les plis vers l’intérieur, et ceci ressemblait, à mes yeux, à un anus… dans… une… boîte. « Anus in a box ». Puisque je n’avais pas rincé le berlingot, le lait qui surirait, ajouterait à l’effet, puisque ça sentait le petit canard.

Encore une fois, ce fut un succès pour plusieurs, mais pas pour d’autres comme Ann Marie Bernier. À ce jour, je ne sais toujours pas pourquoi. Pourtant l’effet visuel était incroyablement drôle.

Une chose est sûre, la fatigue me donne souvent des idées créatrices « merveilleuses » et « sublimes ». Celles-ci, parmi tant d’autres, sont quelques souvenirs que je garde des tournois secondaires.

Quelles sont les folies qui vont sont survenues en tournoi qui n’auraient jamais vu le jour dans un esprit clair et reposé?

Vous voulez écrire un article? Communiquez avec Isabel Goguen à improvisationnb@gmail.com!

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s